J'y pense de plus en plus, l'idée revient du moins.
J'ai l'impression que je suis plus "utile" là-bas qu'ici, comme si ma place n'est pas ici et j'ignore si tout mon attachement pour Paris suffira à me faire rester.
Je me suis inscrite à un concours de la fonction publique, tout le monde l'ignore, la date limite d'inscription définitive est dans moins de 48h. Et voilà que je cogite sur un retour définitif.
La conversation que je viens d'avoir n'y est certes pas étrangère, mais je n'ai pas envie d'y retourner dans ce contexte là.
Vivre ici est une fuite, retourner là-bas en serait une autre.
Je ne sais plus.
Je me sens triste, ça me ramène à ma solitude, à mon échec mes difficultés à nouer des liens. Après tout, qu'est-ce qui me retient ici? L'obstination de la réussite? La fuite?
On pourrait croire que vivre sous les cocotiers, c'est le paradis. Combien de personnes se trompent!
Où que l'on soit, ce n'est pas le lieu qui fait le bonheur.
On est heureux là où on vit parce qu'on est enclin à l'être, quel que soit ce lieu - cocotiers, buildings, air pollué ou montagnes désertiques - seul ou entouré.
Pourquoi ça fait davantage mal quand ce sont les personnes qu'on aime qui ont mal?
Pourquoi on préfèrerait avoir mal à leur place?
Je me sens si impuissante à 10 000 km.
Plage de Boucan Canot, La Réunion
Prise de vue : Samedi 21 février 2009, 11h03

5 commentaires:
Ne vaudrait-il pas mieux affronter "le(s) problème(s)" là-bas, pour tenter d'aller mieux ensuite... Et pour pouvoir être en paix avec toi même ?
Surtout si tu es malheureuse ici.
Au moins là bas, tu seras entourée de ta famille et de tes amis.
A Paris, ce n'est pas évident de rencontrer des gens, de se faire de "vrais amis", ce n'est pas forcément facile de vivre ici...
Courage et merd# pour le concours !
Sumie > Je l'ai fait tout ça, c'était en février dernier. Et à mon retour ici, j'allais bien, voire mieux.
Les problèmes ne se résolvent pas aussi facilement parce que ce ne sont pas les miens à l'origine.
Merci de toujours me lire et d'intervenir en tout cas. :) Ca fait toujours plaisir.
Au fait, tu n'as pas été à la Wi-filles party visiblement.
Bonjour et bien je veux changer d'air, alors je peux passer. Bise
>>"On pourrait croire que vivre sous les cocotiers, c'est le paradis. Combien de personnes se trompent!"
Farpaitement. Ce n'est pas le gamin de 15 ans qui a pris l'avion seul pour échapper à un père violent, manipulateur et séquestrateur qui va te contredire.
>>"Où que l'on soit, ce n'est pas le lieu qui fait le bonheur."
Le bonheur, on l'attrape enfin quand on se rend compte qu'il n'existe pas, et qu'il faut vivre avec ça (donc "sans").
Quoââ, comment ça c'est pas clair ?
Ou alors le bonheur est dans le pré (mais alors avec du bon chocolat).
galanga > Merci pour ce petit passage ici et tes commentaires. :)
Et si si, c'est très clair.
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