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jeudi 13 mars 2008

Autour du blog

Une histoire de dingue! Mais à bien y réfléchir, elle n'est pas si folle que cela. L'ouvrage sera en vente à Paris le 20 mars.

J'avais envisagé depuis quelques jours de publier une note sur la part d'auto-censure que l'on utilise consciemment ou pas lorsqu'on décide d'entrer dans la blogosphère. Et ce qui est arrivé à Catherine Sanderson m'en donne, à juste titre, l'occasion.

Lors de la nuage des filles party #1 j'ai un peu papoté avec une maman qui nous a clairement confié qu'elle ne se donnait aucune limite dans ce qu'elle racontait. C'est d'ailleurs moi qui avais abordé le sujet il me semble. J'avoue que sa réponse m'a (nous a?) quelque peu interloquée, parce que selon moi, qu'on le veuille ou non, on s'auto-censure, même si le regard des autres, leurs jugements, leurs écrits nous passent au-dessus. Certes, lorsqu'on est diariste, le but n'est pas d'écrire pour plaire aux autres et en ce qui me concerne, j'écris avant tout pour moi, mais je ne pense pas que l'on puisse tout dire :
- Si on disait tout, on passerait sa vie à écrire et publier des notes, or personne ne passe tout son temps à entretenir son blog.
- Si on disait tout, où serait alors la part de mystère qui suscite chez le lecteur l'envie de continuer à nous lire?
Si on ne se donne aucune limite, le blog part dans tous les sens, au risque de n'intéresser personne finalement. Il paraît évident de se définir une ligne éditoriale, de cadrer les thèmes et sujets que l'on désire aborder. Donc de s'auto-censurer.

Parfois on aimerait parler de choses qu'on garde pour soi, on aimerait partager ce qu'on n'ose pas dire, l'anonymat d'internet aide beaucoup, mais on s'aperçoit que la frontière vie privée/vie publique est très fragile et si facilement franchie. Alors on continue de se taire, on préfère garder pour soi ce qu'on pensait dévoiler au grand jour.
Et là on se demande en fin de compte si le blog remplit toujours son but, s'il a toujours un sens et l'envie de publier disparaît.

En plus du blog en lui-même, peut-être est-ce davantage cathartique d'écrire un journal intime comme au bon vieux temps, avec stylo et petit cahier?
Peut-être faut-il passer à la vitesse supérieure, et se confier à quelqu'un de compétent qui nous refilera des petites pilules pour nous calmer et qui feront de nous des drogués à durée indéterminée?
Peut-être faut-il tout simplement cesser de publier et laisser le blog se mourir de lui-même?
Peut-être ne vaut-il mieux pas se décider à en créer un?
Que de questions pour si peu...Si peu.

Chacun a ses motivations en se décidant à écrire mais tout le monde ignore dans quoi il se lance, c'est à la fois palpitant et risqué et c'est parfois ce qui nous amène à nous lancer.

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3 commentaires:

  1. Je dois reconnaître que quelques unes de ces derinières questions m'ont traversé l'esprit ces derniers jours (dernières smeaines). Comme toujours, bien entendu, aucune réponse valable ne m'est apparu...

    Bref, tout ça pour dire, que ça m'exaspère de voir tant de personnes publiées à partir d'un blog, alors que tant d'apprentis-écrivains tentent de se faire connaître sans succès (je sais bien que les écrivains-issus-de-le-blogalaxie n'en feront pas leur métier, il n'empêche...)

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  2. tres interessante, cette petite introspection, chere qifen. personnellement je lis regulièrement ton blog et celui d'anne. ils sont tres differents et tous deux fort interessants. par contre, il ne m'est jamais venu à l'idée de faire mon propre blog. je prefere ecrire des poemes et les faire publier dans des revues.

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  3. iti > Certains blogs ne seront jamais publiés en livre car trop de fautes d'orthographe les défigurent. Certes, les écrivains ont le mérite de se relire et de passer peut-être plus de temps à rédiger leurs idées, mais je ne vois pas pourquoi une publication papier ne pourrait pas concerner la blogalaxie, il faut vivre avec son temps je crois. Il y a des pépites, tout comme des pépins un peu partout, il faut juste savoir les repérer et les reconnaître.

    denis > Il y a tellement de manières différentes de s'exprimer. A chacun de trouver celle qui lui convient.

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