Cher Journal,
Je n'avais pas l'envie particulière de t'écrire ce soir, mais je suis plutôt inspirée, j'ai le sentiment d'avoir les idées suffisamment claires pour pouvoir les mettre par écrit.
J'avais jusqu'à maintenant trop peur de me l'avouer à moi-même, mais comme on me le disait, j'ai besoin de quelqu'un qui veille sur moi et qui prenne soin de moi.
Je crois qu'une des raisons pour lesquelles je ne me l'étais pas avouée est que je ne veux être dépendante de personne, je l'ai été pendant trop longtemps et ça n'a mené à rien, à si peu du moins.
J'ai sans doute besoin que quelqu'un prenne soin de moi, mais j'ai avant tout besoin de prendre soin de moi même et laisser cette tache à quelqu'un y contribue, je le sais, mais je n'y arrive pas pour le moment.
Je n'ai pas envie de laisser quelqu'un prendre ce rôle parce que je n'ai pas envie à nouveau de commettre les mêmes erreurs, parce que je ne me sens pas suffisamment forte pour à nouveau affronter tout ça : ma jalousie, ma possessivité, mon besoin constant d'être rassurée sur moi et sur le "nous". J'en étais totalement dépendante et je me suis dit : "Plus jamais ça!". Plus jamais je ne serais autant dépendante de quelqu'un. Je ne veux plus vivre à travers qui que ce soit. Ca m'a détruit et la reconstruction, bien que longue et pénible, mérite bien évidemment que je m'y attarde.
Je sais pertinemment que si je ne me lance pas, je ne saurais jamais. Je sais que si je ne prends pas de risque, je ne peux savoir si ça va échouer ou réussir. Je sais également qu'il ne sert à rien d'anticiper ce qui ne peut l'être : rien ni personne ne me dit que je deviendrai dépendante de la personne qui prendra soin de moi, certes, mais c'est la crainte de cette dépendance qui m'empêche de prendre ce risque, qui, probablement, me fait et m'a fait perdre des opportunités. Les opportunités, je ne les saisis même plus. Je ne sais même plus comment les saisir. Je ne sais même pas comment en déceler une lorsqu'elle est sous mes yeux, je suis si myope, aveuglée par ma peur. J'apprends à l'apprivoiser, à en faire une force pour qu'enfin elle fasse disparaître ce voile que j'ai devant moi, cela nécessite de la patience, de la persévérance et des efforts.
Pour la première fois depuis que je me suis décidée à rendre publiques mes pensées, je ressens moins le besoin de les partager ici.
Je n'ai peut-être tout simplement plus envie qu'on lise certaines de mes pensées les plus secrètes?
Je trouve que c'est un pas de plus. J'avais entamé cette démarche en pensant "guérir" un peu plus, c'est le cas, et je me sens mieux avec certaines de mes pensées, voilà sans doute la raison pour laquelle je ne ressens plus l'envie de les livrer ici.
Je crois aussi qu'avec le temps, j'ai appris à mieux maîtriser la solitude et par là même je me déleste de ce recours à l'écriture comme besoin de défouloir, d'appel à la compassion et à l'aide.
Aujourd'hui, je me sens moins seule aussi, c'est peut-être ça?
Bien sûr, je sais que rien n'est acquis et qu'on peut perdre ce qu'on a du jour au lendemain, mais ce que l'on a, l'a-ton vraiment? Se dire qu'on l'a, n'est-ce pas une manière de se rassurer sur cette possession? Une manière de se convaincre que justement, on l'a?
Auparavant, malgré le fait de me sentir pathétique, je publiais, pour, in fine, me sentir moins pathétique.
Aujourd'hui, je ne ressens plus les choses ainsi, je suis ce que je suis. Qu'on me trouve pathétique ou pas, qu'importe. Aussi, peut-être que je me sentais comme tel parce que je me disais que les autres penseraient ainsi à mon sujet?
Il faut réellement me connaître pour avoir la certitude que je le suis ou pas.
C'est donc une page qui se tourne ici mon cher Journal, t'écrire comme je le faisais auparavant ne me manquera pas. Je prendrai désormais ma plume pour écrire sur autre chose et de manière différente, sans doute de manière plus posée.
A bientôt mon cher Journal,
J'avais jusqu'à maintenant trop peur de me l'avouer à moi-même, mais comme on me le disait, j'ai besoin de quelqu'un qui veille sur moi et qui prenne soin de moi.
Je crois qu'une des raisons pour lesquelles je ne me l'étais pas avouée est que je ne veux être dépendante de personne, je l'ai été pendant trop longtemps et ça n'a mené à rien, à si peu du moins.
J'ai sans doute besoin que quelqu'un prenne soin de moi, mais j'ai avant tout besoin de prendre soin de moi même et laisser cette tache à quelqu'un y contribue, je le sais, mais je n'y arrive pas pour le moment.
Je n'ai pas envie de laisser quelqu'un prendre ce rôle parce que je n'ai pas envie à nouveau de commettre les mêmes erreurs, parce que je ne me sens pas suffisamment forte pour à nouveau affronter tout ça : ma jalousie, ma possessivité, mon besoin constant d'être rassurée sur moi et sur le "nous". J'en étais totalement dépendante et je me suis dit : "Plus jamais ça!". Plus jamais je ne serais autant dépendante de quelqu'un. Je ne veux plus vivre à travers qui que ce soit. Ca m'a détruit et la reconstruction, bien que longue et pénible, mérite bien évidemment que je m'y attarde.
Je sais pertinemment que si je ne me lance pas, je ne saurais jamais. Je sais que si je ne prends pas de risque, je ne peux savoir si ça va échouer ou réussir. Je sais également qu'il ne sert à rien d'anticiper ce qui ne peut l'être : rien ni personne ne me dit que je deviendrai dépendante de la personne qui prendra soin de moi, certes, mais c'est la crainte de cette dépendance qui m'empêche de prendre ce risque, qui, probablement, me fait et m'a fait perdre des opportunités. Les opportunités, je ne les saisis même plus. Je ne sais même plus comment les saisir. Je ne sais même pas comment en déceler une lorsqu'elle est sous mes yeux, je suis si myope, aveuglée par ma peur. J'apprends à l'apprivoiser, à en faire une force pour qu'enfin elle fasse disparaître ce voile que j'ai devant moi, cela nécessite de la patience, de la persévérance et des efforts.
Pour la première fois depuis que je me suis décidée à rendre publiques mes pensées, je ressens moins le besoin de les partager ici.
Je n'ai peut-être tout simplement plus envie qu'on lise certaines de mes pensées les plus secrètes?
Je trouve que c'est un pas de plus. J'avais entamé cette démarche en pensant "guérir" un peu plus, c'est le cas, et je me sens mieux avec certaines de mes pensées, voilà sans doute la raison pour laquelle je ne ressens plus l'envie de les livrer ici.
Je crois aussi qu'avec le temps, j'ai appris à mieux maîtriser la solitude et par là même je me déleste de ce recours à l'écriture comme besoin de défouloir, d'appel à la compassion et à l'aide.
Aujourd'hui, je me sens moins seule aussi, c'est peut-être ça?
Bien sûr, je sais que rien n'est acquis et qu'on peut perdre ce qu'on a du jour au lendemain, mais ce que l'on a, l'a-ton vraiment? Se dire qu'on l'a, n'est-ce pas une manière de se rassurer sur cette possession? Une manière de se convaincre que justement, on l'a?
Auparavant, malgré le fait de me sentir pathétique, je publiais, pour, in fine, me sentir moins pathétique.
Aujourd'hui, je ne ressens plus les choses ainsi, je suis ce que je suis. Qu'on me trouve pathétique ou pas, qu'importe. Aussi, peut-être que je me sentais comme tel parce que je me disais que les autres penseraient ainsi à mon sujet?
Il faut réellement me connaître pour avoir la certitude que je le suis ou pas.
C'est donc une page qui se tourne ici mon cher Journal, t'écrire comme je le faisais auparavant ne me manquera pas. Je prendrai désormais ma plume pour écrire sur autre chose et de manière différente, sans doute de manière plus posée.
A bientôt mon cher Journal,
绮芬.








Ne te soucis pas des autres et vit ta vie pleinement.
RépondreSupprimerOki, l'amour fait souffrir (disons plutôt les ruptures), mais il faut penser aux moments agréable que l'on passe à 2...
Le risque 0 en amour n'existe pas, donc qui ne tente rien n'a rien...
Ne regarde pas en arrière, va de l'avant.
Là tu es au creux de la vague, tu vois le beau surfeur sur la plage ? Et ben, c'est ton objectif ! Alors souris :o)
L'amour fait souffrir avant, pendant et après...
RépondreSupprimerT'appliques-tu tes propres conseils, sumie ?
Que c'est beau de s’accepter telle que l’on est et de comprendre que l’on est parfaite...ment soi.
RépondreSupprimerTake care Qifen and be happy.
sumie > Il m'arrive de regarder en arrière, mais c'est pour mieux avancer.
RépondreSupprimerJe suis au creux de la vague, on peut voir les choses ainsi. Que je voie un beau surfeur ou pas, j'essaie de sourire. Ce n'est pas en faisant la gueule qu'on les intéresse les beaux surfeurs. :P
Anonyme > C'est comme un médicament : matin, midi et soir. Il faut juste trouver la bonne formule chimique, la bonne posologie, faire attention à la date de péremption, et aux contre-indications.
urashima keitaro > You too.
Si l'amour était si scientifique, ça se saurait... Même si on parle de chimie, voire d'alchimie de l'amour.
RépondreSupprimerAnonyme > Il est des maladies sans remèdes. En cela l'amour n'en est pas un.
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