]]>

lundi 18 août 2008

[Ciné] Wall-e

Synopsis :

Wall-e (Waste Allocation Load Lifter Earth-Class) se présente comme le dernier signe d'activité de la Terre : un petit robot ayant pour mission de rassembler et compacter les déchets qui pourrissent la planète, devenue un désert cahotique abandonné de tout être humain. Son destin va alors se retrouver chamboulé par l'arrivée d'Eve (Extra-terrestrial Vegetation Evaluator), une bien mystérieuse petite robote.

Mon avis :

Il est sans doute biaisé, mais quel avis ne l'est pas?
Avant même d'aller le voir, je savais que je l'apprécierai, parce que lorsque je me décide à aller au cinéma, c'est pour bien évidemment, y passer un bon moment, sinon, mieux vaut rester chez soi. Quitte à verser quelques larmes, mieux vaut le faire pour une raison et pas devant son ordinateur enfermée entre quatre murs.
Si j'ai aimé, je dis pourquoi, j'essaie du moins. C'est trop facile de dire qu'on aime ou qu'on n'aime pas et d'en rester là, et puis à quoi servirait un blog si ce n'est pas pour y laisser argumentations, critiques et réflexions? Mieux vaut rester au café/bar du coin à s'adonner à la boisson de la discussion de comptoir (oulala le pléonasme) si on préfère se contenter de donner son avis appréciation.

J'ai aimé parce que :

- Je le vois ce matin après avoir lu un commentaire qui m'a touchée, d'autant plus que je m'y attendais.

- Je suis perdue entre "trop d'émotions/passion" et "trop de Raison", et ce film m'a permis de réfléchir sur cet équilibre à trouver. Les robots, ce sont les hommes qui les fabriquent et dans l'histoire, ils ont des comportement d'humain, ça paraît plutôt logique. Il faut je crois, garder à l'esprit que c'est du Disney, donc adressé à des enfants/adolescents. Si on oublie cela, alors il est tout à fait compréhensible qu'on ait détesté. Je ne suis plus une enfant, mais j'essaie de m'imaginer enfant, faisant un bon en arrière et je me dis que si je l'avais vu enfant, j'aurais tout autant adoré, mais bien sûr, pas pour les mêmes raisons.
Même adulte, je sais que je l'ai aimé, parce que je sais que j'ai gardé une âme d'enfant. Que c'est triste de ne pas avoir apprécié ce film tout de même. C'est mon opinion du moins.

- Parce que je suis apprentie geek sur les bords et que j'ai adoré tous les clins d'oeil tels que le rubik's cube, le Pong et autres.

- Parce qu'une réplique m'a particulièrement marquée, prononcée par le Captain : "I don't want to survive, I want to live !"
Elle m'a d'autant plus touchée parce qu'elle marque le début et la volonté des hommes de se rebeller contre leur destin robotisé, de le prendre en main et de ne plus le subir.
Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ne serait que fortuite.

- Parce que la scène de fin lorsqu'Eve répare Wall-e m'a beaucoup touchée, même si je suis persuadée que personne n'est le médicament de l'autre, je n'avais qu'une chose en tête : "Même un robot a une mémoire, alors ne m'oublie pas..."
Je savais que Wall-e allait se souvenir d'Eve, parce qu'un Disney ne peut que se finir en happy end, mais à ce moment là du film, je n'avais que cela en tête...parce que ma vie n'est pas une fiction, encore moins une fiction de Disney.
- Sa poésie, revenons-en. Je rejoins ton avis Baboya sur la mièvrerie, et là, encore une fois, c'est du Disney, le même qui a adapté Cendrillon ou Blanche-Neige à l'écran. C'est "cul cul la prâline" comme diraient certains, mais on s'y attend.
Enfant, j'aurais adoré avoir droit à ce genre de poésie là ! De la poésie du troisième millénaire à la sauce américaine.
- En ce qui concerne le graphisme, là où je ne m'y connais absolument pas, je ferai peu de commentaires. Je dirais juste que la blancheur et le côté lisse d'Eve m'a bien entendu ramenée à la religion, rien d'étonnant non plus à cela je trouve, pour un film américain. La standardisation des tenues de l' humain n'est pas non plus sans rappeler qu'il s'est déshumanisé, en même temps que sa propre planète qu'il a saccagée et abandonnée aux mains de robots.
- Le côté morale écologique : là aussi, on s'y attendait. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, c'est vrai. Mais, face à l'écologie, tous les américains sont comme les chinois vis-à-vis du Tibet, il ne faut pas les mettre tous dans le même lot je crois. Et une fois de plus, cette touche de morale écologique nous le rappelle et heureusement !
Diaboliser les américains ne résoudra pas les problèmes écologiques, écrire sur un blog encore moins.
- La musique : hum...Je ne connais que très peu Peter Gabriel, pour ne pas dire pas du tout. Pourquoi mettre l'accent sur lui, alors que dans la bande son, une seule chanson est de lui?
Plutôt que de voir l'aiguille noire et rouillée de Peter Gabriel, pourquoi ne pas voir la botte de foin étincelante de Thomas Newman ?
J'ai plutôt bien aimé la musique.

Rendez-vous sur Hellocoton !

7 commentaires:

  1. isabelle, la poésie ne se fait pas à coup de millions de dollars comme ce film, elle s'écrit avec le sang des poètes.

    RépondreSupprimer
  2. Je ne vois pas pourquoi un blockbuster devrait être dénué de poésie, juste parce que c'est un blockbuster.

    Tu écris tes poèmes avec ton sang?

    Et pour tes commentaires suivants, tu serais aimable de cesser de m'interpeler de la sorte. Si tu es le premier à laisser le commentaire sur la note, il paraît évident que c'est à moi que tu t'adresses, non?

    RépondreSupprimer
  3. Je me souviens d'A.I de Steven Spielberg qui était un projet de Stanley Kubrick si ma mémoire est bonne, c'est un film que j'ai toujours trouvé très émouvant. Et je pense d'ailleurs que les faux-semblants employés dans le film nous rappellent comme les sentiments sont plus importants que les apparences.
    J'irai voir Wall-e dès que j'aurai un peu le courage de sortir…^^

    RépondreSupprimer
  4. J'ai vu A.I et j'ai bien aimé aussi. D'ailleurs en regardant Wall-e, j'ai en effet pensé à ce film de Spielberg, à Transformers aussi. Ah! Zut! J'ai oublié un détail dans ma note! lol
    (Je m'en vais de suite l'ajouter à ma note)

    RépondreSupprimer
  5. J'ai bien aimé Wall-e. J'avais pas lu les commentaires sous Kung-fu panda avant aujourd'hui, j'trouve juste bizarre que personne n'ai parlé par exemple des délicieuses références (dont une partie musicale) à "2001 l'odyssée de l'espace", ou de la ressemblance flagrante de Wall-e avec Woody Allen (comportement maladroit et regard, scène du couché de soleil, etc.), ou de la "mise en garde" à destination de la jeunesse contre l'endoctrinement du matraquage publicitaire et contre les fast-foods ("tu ne prendra plus un milk-shake chez mc donalds comme avant..."), ou du fait (cette fois à décharge du film) que l'humanité sur ce navire ne semble être composée que de WASP (et en tout cas tous les héros et seconds rôles humains le sont)...

    Important : je n'avais ni vu la bande annonce ni lu de truc dessus avant d'aller voir le film (ça gâche souvent la sauce...)

    RépondreSupprimer
  6. isabelle > c'est une metaphore empruntée à nietzsche :"De tous les écrits, je n'aime que ceux que l'on trace avec son propre sang. Écris avec du sang et tu apprendras que le sang
    est esprit."

    RépondreSupprimer
  7. Mais, face à l'écologie, tous les américains sont comme les chinois vis-à-vis du Tibet, il ne faut pas les mettre tous dans le même lot je crois.

    Je suis entièrement d'accord avec toi.

    RépondreSupprimer