Quatre, trois, deux, un...Zéro !
Puisque Sumie m'a taguée, je joue le jeu en traversant le miroir.
Qifen il y a dix ans...
C'était mes première semaines de cours en 1ère S, ahaha !! Que le temps passe vite! Dix ans déjà? Les années lycée, ce sont les meilleures années d'étude, je regrette d'ailleurs d'avoir été aussi sérieuse. Vous savez? Celle qui ne sort jamais, qui est allée au cinéma pour la première fois avec des amis en classe de seconde, en boîte pour la première fois pour sa majorité, qui ne s'est jamais bourrée la gueule pour impressionner les autres, qui n'a même pas fumé une clope de sa vie...une sage nonne prude en somme, mais qui n'est même pas première de la classe pour autant. Si si, je vous promets. Qui ne me croit pas là?
Cinq choses que je dois devais faire aujourd'hui... (euh oui, la journée est finie)
- Faire le tri dans mes vêtements pour le troc
- Préparer le forum de l'emploi de jeudi
- Aller en cours de coréen
- Actualiser mes notes qui ont besoin de l'être
- Supprimer toute pensée qui me ferait dévier du doit chemin (non, cette phrase n'est pas langue de bois! :P)
Qifen dans dix ans...
Je fais partie de ces gens qui ont bien du mal à se projeter, surtout dix ans, c'est beaucoup! Il y a dix ans de cela, la tache aurait été plus aisée, mais en une décennie, on ne se doute pas un instant à quel point on peut changer.
Il y a dix ans de cela, si on m'avait posé la question, j'aurai répondu : études terminées, avec un boulot qui me plaît, là où ça me plaît, avec quelqu'un qui accompagne mes nuits et veille sur mes jours. La réalité est toute autre.
Alors mettre noir sur blanc comment je me vois dans dix ans, j'ai bien du mal. Il y a un si grand écart entre ce que l'on souhaite et la réalisation de ces souhaits, quand bien même on fait des efforts pour que cet écart soit minime.
Il y a ce à quoi on aspire et ce qu'on espère. J'espère juste m'approcher au mieux de ce à quoi j'aspire. N'aspire-t-on pas tout un chacun au bonheur? Et la définition du bonheur change en quasi-permanence. Quel est l'intérêt de fixer d'avance ce que sera notre bonheur dans dix ans? Figer le bonheur?
Pourquoi prendre une option d'achat sur le bonheur? Connaître le bonheur, c'est aussi savoir prendre le risque de le perdre.
Et toi cher lecteur? Oseras-tu jouer le jeu en répondant à ces trois questions?








@Qifen il y a dix ans: "une sage nonne prude en somme, mais qui n'est même pas première de la classe pour autant" --- voilà c'est une Qifen qui est trop unique pour l'encadrer avec un cliché. Tu regrettes de ne pas être comme les autres?
RépondreSupprimer@Qifen dans dix ans: les visions de l'avenir tendent à nous limiter. C'est moins l'écart qui est génant que les occasions ratées à cause de prévisions trop fixes...
@Qifen aujourd'hui: couche-toi! ^^
Nos discussions passées ont nourri ma pensée et je t’en serai toujours reconnaissant. Grâce aux nombreux échanges que nous avons eu, ma réflexion a pu mûrir. J’espère qu’un jour nous pourrons profiter à nouveau des bienfaits de tels débats. Nous avons tous à apprendre des autres.
RépondreSupprimerIl me semble que pendant longtemps j’ai mélangé le concept de bonheur à celui de paix de l’esprit. Aujourd’hui je dirai donc que oui, nous aspirons tous au bonheur mais que cela ne devrait pas être notre principale préoccupation. Parce qu’il est toujours changeant, il est impossible de le posséder. Ce qui nous rend heureux maintenant sera peut-être la cause de notre tristesse demain.
Non, il n’y a pas de bonheur qui puisse nous satisfaire à moins que nous disciplinions notre esprit de façon à ce qu’il voit le monde tel qu’il est. Parvenir à cet état de "juste perception" nécessite une profonde transformation de l’esprit. Personne n’échappera à la joie ou à la tristesse mais celui qui aura trouvé la paix évitera les dangers des passions et des illusions.
Il me semble donc absurde de dire que d’ici quelques années nous serons heureux parce que les circonstances du futur auront changées. Cela étant dit, il est important de se fixer des objectifs à court, moyen et long terme pour que nous ne nous égarions pas. Se donner un but, c’est donner un sens à sa vie. Le voyage est plus important que la destination mais pourtant, sans destination, il ne peut y avoir de voyage.
janosch il y a vingt ans...
RépondreSupprimerquand il était petit, il voulait devenir pilote. Mais sa mère lui expliquait qu'il devrait savoir parler anglais pour devenir pilote. Parler anglais --- c'était quelque chose qui dépassait l'imagination du petit janosch. Par conséquent, très décu, il abandonnait son rêve de voler...
janosch il y a dix ans...
dix ans après cet échec anglais janosch passait ses premières semaines en 12ème (le système allemand est différent, on a 13 ans d'école). Après pleins d'années d'anglais, il avait pu reprendre son rêve de voler, mais il ne le faisait pas. Il décidait même d'abandonner les cours d'anglais...
...ne pas pensant à un avenir déterminé --- il ne s'imaginait pas de détails. Dix ans de vie, c'est dix ans de surprises...
janosch aujourd'hui...
aujourd'hui, en rétrospective, c'était surtout les événnements imprévus qui survivent dans le mémoire du passé. Il n'y avait jamais de but de long terme, c'était surtout la curiosité permanente qui guidait janosch sur son chemin...
...celui-ci était rempli avec des petits buts réalisables --- il y en résulte une certaine satisfaction --- mais elle n'a pas de valeur en elle-même.
janosch dans dix ans...
le sense de la vie ne se trouve pas dans le passé, ni dans l'avenir --- il se trouve au moment présent. Ce n'est pas hier que nous vivons, et ce n'est pas demain, c'est aujourd'hui --- c'est également aujourd'hui que nous pouvons mourir. La destination reste toujours le moment présent...
...se fixer un but c'est se borner en sacrifiant une partie de sa liberté. Qu'est-ce qu'on gagne en revanche? La liberté --- est-elle si difficile à accepter --- ne peut-on pas la savourer? Pourquoi devrait-on se sentir pire sans aucun but?
Peut-être c'est notre société qui nous endoctrine avec une nécessité d'un permanent avancement? Est-ce que ca nous rend heureux, de courir, du jour au jour, pour être plus rapide, pour aller plus loin, pour démontrer qu'on soit plus fort, ...
...le bonheur ne se trouvera pas dans les buts --- achevés ou pas --- il ne se trouve qu'à l'intérieur de nous-même...
janosch > Je ne regrette pas d'être différente, je suis juste nostalgique de cette période du lycée et avec le recul, je me dis que c'était la meilleur période pour se lâcher et faire la folle, parce qu'il y a un âge pour tout. Je trouve juste que je n'ai pas suffisamment profité de cette période là de ma vie, c'est tout.
RépondreSupprimerEt merci d'avoir joué le jeu en répondant aux questions. :P
Urashima Keitaro > Merci pour ce commentaire. :D Je rejoins entièrement ton avis !
il est important de se fixer des objectifs à court, moyen et long terme pour que nous ne nous égarions pas. [...] Le voyage est plus important que la destination mais pourtant, sans destination, il ne peut y avoir de voyage.
Je nuancerai en revanche sur "Se fixer des objectifs c'est donner un sens à sa vie".
On ne donne de sens à sa vie que parce qu'on profite d'elle et qu'on a conscience de sa fragilité et de son importance. Je dirais davantage que, profiter de la vie c'est lui en donner un sens. Aimer la vie et la croquer à pleine dents, c'est lui donner tout son sens.
Quoiqu'il en soit, je souhaite que tu apprécies ton voyage!
janosch > Il est important de se fixer un but/objectif je crois, pour ne pas s'égarer, pour ne pas se perdre dans de sempiternelles réflexions qui nous font cesser de vivre et nous bloquent dans une impasse.
On peut se fixer un but sans pour autant sacrifier une part de sa liberté, la liberté, chacun en possède une définition propre et changeante d'ailleurs.
On peut également trouver une part de liberté dans la fixation d'un but.
Le bonheur se trouve là où on le cherche et aussi lorsqu'on est prédisposé à le trouver.
Qifen et Urashima Keitaro > Vous êtes des consommateurs de la vie.
RépondreSupprimerUn but n'est qu'une illusion à laquelle on attache une valeur --- mais c'est quoi cette valeur? Elle vient d'où? Elle sert à quoi? A donner un sens à la vie? ^^
Pourquoi faut-il toujours tout valoriser --- même la vie? Pourquoi devrait-on s'égarer sans but?
On s'égare parce qu'on prend la vie trop au sérieux, parce qu'on essaie d'y trouver un sens. Parce que justement on cherche le but de la vie --- mais ce but n'existe pas.
C'est la liberté qui fait souffrir. Quelqu'un sans liberté ne se perdra pas. Quelqu'un qui doit travailler toute sa journée pour nourrir sa famille du jour au jour --- il souffre, comme il ne peut même pas profiter de sa famille, comme il est trop occupé --- mais il est moins perdu que vous. Il connait la valeur de son travail et il connait la valeur d'être nourrit tous les jours --- et la satisfaction qui résulte du fait que sa famille vit grace à sa souffrance.
Si vous vous retrouvez dans la même situation comme ce travailleur vous aller rêver des anciens temps --- des années de vos études (on le fait déjà maintenant), de votre vie sans obligations, sans souffrance quotidienne, ...
Justement pour profiter de la vie à pleins dents il faut profiter du moment présent. Je ne vois pas où les buts peuvent servir ici.
^^
On pourrait avoir comme but d'apprendre le chinois pour vivre en Chine un jour --- pour profiter de la vie chinoise à pleins dents. Mais on voit bien dans cet exemple qu'on ne profite à pleins dents qu'à posteriori --- pas à priori. Les buts servent comme des excuses pour décaler la compensation qu'on attend de sa vie...
...et on risque de dire demain qu'on aurait dû plus profiter d'aujourd'hui...
janosch > Un but n'est qu'une illusion à laquelle on attache une valeur.
RépondreSupprimerJ'y attache de la valeur parce que si je ne le fais pas, je suis justement égarée, perdue, j'ai besoin de me fixer des objectifs, qu'ils soient à court, moyen ou long terme, pour tendre vers eux et les atteindre. En cela, je ne vois pas en quoi c'est une illusion. Où est le mal à tendre à quelque chose que l'on souhaite? Je comprends ce que tu veux dire, mais je n'y adhère pas.
Je crains de ne pas comprendre ce que tu entends par "consommateurs de la vie" ? Opposes-tu ici "consommateur" à "producteur"? Entends-tu "consommateur" au sens de "passif"? Au sens de personnes qui attendent qu'on leur offre ce qu'ils attendent (ou pas)?
On s'égare parce qu'on prend la vie trop au sérieux, parce qu'on essaie d'y trouver un sens. Parce que justement on cherche le but de la vie --- mais ce but n'existe pas.
En effet, il n'existe pas si on ne le créé pas, ce qui est ton cas apparemment.
Pour ma part, je sais maintenant que j'ai besoin de m'en fixer, sans pour autant chercher un but à ma vie. Le sens de la vie, j'ignore si on le trouve un jour, alors je ne le cherche pas (pour le moment du moins).
Si la vie n'avait aucun sens, on ne vivrait pas, on se couperait les veines immédiatement.
En ce qui me concerne, ma vie a du sens parce qu'il ne peut en être autrement. Elle prendra tout son sens un jour peut-être, peut-être pas.
Je crois qu'il faut faire attention aux mots qu'on emploie, au risque de tout mélanger.
Le but de la vie? Qu'est-ce que cette expression? Je ne suis pas Dieu pour pouvoir prétendre avoir la réponse à cette question.
Comme je l'ai dit, j'ignore si ma vie a un but, j'ignore donc si un jour ce même but sera atteint, mais je sais que j'ai besoin de m'en fixer pour ne pas m'égarer.
Quelqu'un qui doit travailler toute la journée pour nourrir sa famille est à juste titre moins perdu que moi, parce qu'il s'est fixé l'objectif de subvenir aux besoins de sa famille et d'en prendre soin. Il décide, s'il est sensé, de se fixer cet objectif en connaissance de cause, en ayant à l'esprit tout ce que cela implique : souffrance au quotidien, moins de temps passé avec sa famille, etc. Pour autant, ce même travailleur peut croquer la vie à pleine dents également, non? Qu'est-ce qui l'en empêche? Les barrières, elles n'existent que parce qu'on se les impose soi même à soi même.
On pourrait avoir comme but d'apprendre le chinois pour vivre en Chine un jour --- pour profiter de la vie chinoise à pleins dents. Mais on voit bien dans cet exemple qu'on ne profite à pleins dents qu'à posteriori --- pas à priori. Les buts servent comme des excuses pour décaler la compensation qu'on attend de sa vie...
Pour moi un but n'est pas une excuse qu'on se donne, c'est juste un garde-fou qui m'aide à faire un pas de plus dans la vie.
N'as-tu pas pensé que la personne qui désire apprendre le chinois pour vivre en Chine un jour puisse trouver du plaisir à étudier le chinois? Et donc un bonheur a priori également?
Profiter de la vie, on ne le fait que si on est enclin à, quel que soit les circonstances.
Qifen > Je vois un consommateur passif, un consommateur de la vie est quelqu'un qui attend quelque chose de la vie (un but, du bonheur, un sens, ...).
RépondreSupprimer> En effet, il n'existe pas si on ne le créé pas, ce qui est ton cas apparemment.
Tu as raison, et je vis quand même.
Par exemple je ne sais pas ce que je vais faire l'année prochaine, ce que je vais travailler, dans quel domaine, où je vais vivre, dans quel pays, sur quel continent, quelle femme je vais aimer (si je vais tomber amoureux, personne ne peut me le dire aujourd'hui...), de quelle origine elle sera, quelle langue elle va parler, quelle langue(s) mes enfants vont parler un jour, si j'aurai des enfants, ce que je ne sais pas non plus...
...j'en ne sais rien aujourd'hui et du coup je suis très heureux. Je n'ai pas peur de mourir aujourd'hui, voir maintenant. Je ne m'aurais rien à reprocher...
(sauf que mes proches en suffriraient bien sûr)
> Qu'est-ce qui l'en empêche? Les barrières, elles n'existent que parce qu'on se les impose soi même à soi même.
La réalité l'empêche. Contrairement à toi il ne peut pas profiter de sa vie parce qu'il n'a pas de choix concernant son emploi du temps. Ses barrières viennent de l'extérieur.
> N'as-tu pas pensé que la personne qui désire apprendre le chinois pour vivre en Chine un jour puisse trouver du plaisir à étudier le chinois?
Et si j'avais pensé à ca? ^^
Justement dans ce cas le but perd sa justification --- comme il n'est plus la seule motivation pour les études du chinois.
Le coréen, je l'ai appris parce que j'ai beaucoup plaisir à apprendre. Le coréen ne sert à rien dans ma vie et je ne sais pas s'il me servira un jour. C'est une langue tellement spéciale que c'est dûr même à s'imaginer des applications.
Quand je joue au piano c'est même pire, comme ca ne sert vraiment à rien. Il me plait d'apprendre quelque chose de nouveau, c'est la découverte que je cherche. Je ne travaille que sur des oeuvres que je ne connais pas (que je ne sais pas encore jouer). Si à un moment je sais jouer quelque chose, je perds l'interêt pour cet oeuvre, je tourne la page et je commence à apprendre quelque chose de nouveau.
Mon but ce n'est pas de finir avec la capacité de jouer un oeuvre --- les choses deviennent ennuyantes si on les a comprises.
Je ne sais pas si on peut attacher un but à ce processus perpétuel qui me rend heureux. Si tu veux tu peux généraliser cette image musicale sur toute ma vie...
...la formule secrète pour une vie heureuse est peut-être très simple: il faut s'occuper --- tout le temps.
Il n'a pas d'importance ce qu'on fait en détail, ce qui compte c'est qu'on s'occupe à chaque moment. Dans une vie remplie on a même pas le temps de se poser la question du sens de sa vie...
P.s.: En psychologie il y a un phénomène nommé "flow". C'était d'abord découvert chez des peintres: on observait que des peintres était surtout heureux pendant la création d'une peinture et que le résultat final ne les intéressait même pas. Si une fois un oeuvre était fini, ils le mettaint à coté pour commencer directement la création d'un autre.
Après on trouvait le même phénomène également chez certains sportifs, et puis, également dans autres domaines.
Quand même il y a apparement des restrictions concernant cet effet, ca ne marche pas avec une activité arbitraire et ca ne marche pas pour chaque individu.
Mais ce n'est pas grace --- ce n'est qu'une possibilité pour passer son temps en étant heureux...
Quel plaisir d’assister à un tel débat ! Le temps m’étant compté, je ne pourrai qu’être bref dans ma réponse et je vous prierai de m’excuser si je manque de rigueur ou de compréhension envers ce qui a été dit jusqu’à présent.
RépondreSupprimerLe passé et le futur sont deux illusions de l’esprit. Nous sommes d’accord. Néanmoins, se projeter dans le futur est bien plus utile que se morfondre sur le passé à condition que cette projection nous permette de changer positivement notre comportement présent. Une personne qui passe son temps à rêvasser d’un meilleur lendemain se perdra dans ses rêves et en souffrira très probablement une fois confronté à la réalité de la vie.
Auguste Comte disait qu’il fallait prévoir pour agir. Prenons un exemple. Qifen a envie de Nutella. Quelques minutes plus tard, elle sort un pot de son chocolat préféré et le mange dans l’allégresse. Si la demoiselle en question peut faire cette dégustation c’est parce qu’à un moment donné elle s’était projetée dans l’avenir et s’était dit qu’elle devait acheter ce pot pour qu’un jour elle puisse en profiter.
Imaginons maintenant qu’elle ne vive que dans l’instant présent et que, pas une seule fois, son esprit n’ait pu se projeter dans l’avenir. Dans un tel cas elle n’aurait pu donner satisfaction à ses désirs. Elle serait sortie de chez elle pour tenter de s’en procurer un mais elle aurait découvert avec stupeur que Ferrero avait décidé de ne plus produire de Nutella. Un véritable cauchemar…
Comme je l’ai écrit auparavant, le voyage est plus important que la destination mais sans destination il ne peut y avoir de voyage. Je prends toujours avec des pincettes l’expression : "profiter de l’instant présent" que j’ai souvent entendu prononcé par des hédonistes purs et durs. Cela étant dit, je dirai qu’il faut savoir accepter la vie telle qu’elle est pour être en paix avec elle. Une fois parvenu à cet état il est possible de la changer et si cela nous est impossible nous saurons l’accepter sans trop de difficultés.
Avoir des buts est nécessaire, s’attacher aux buts est dangereux.
Je terminerai mon commentaire par une question qui m’a traversé l’esprit. "Profiter de l’instant présent", avoir une vie remplie pour ne pas se poser de questions, être heureux, ne sont-ils pas des buts ?
Prenez soin de vous et à très bientôt je l'espère.
Urashima Keitaro > Peut-être je devrais attendre le commentaire de notre chère demoiselle, mais je dois l'ignorer pour le moment, comme mon temps est également limité.
RépondreSupprimer> Le passé et le futur sont deux illusions de l’esprit.
Le présent fait également partie de nos illusions (e)spirituelles. ^^
Prévoir n'est pas la même chose qu'avoir un but. Un but peut donner une motivation, mais une motivation ne se déduit pas toujours d'un but.
Il y a une motivation d'achêter du Nutella, et s'il y a un but derrière cet acte, il me semble être matérialiste (et hédoniste). Cet exemple sucré manque d'applicabilité comme il n'y a aucun dévéloppement personnel ici, ni d'effort. Si la chère demoiselle achête Nutelle régulièrement --- pourrait-on toujours parler d'un but? Ca ne serait pas plutôt une habitude?
Les véritables buts en question s'appliquent surtout aux valeurs immatérielles (au moins c'est mon interprétation). L'interêt et l'utilité de se fixer des objectifs à court et à moyen terme est évident, mais est-elle vraiment nécessaire? Surtout à long terme je ne vous comprends toujours pas.
Seulement parce que les hédonistes sortent cette phrase citée elle ne permet pas d'en déduire la présence du hédonisme dans ce débat. Je préfère plutôt le point de vue épicurien (qui est bien moins matérialiste que le point de vue hédoniste).
Pour continuer dans le langage philosophique, les mots
> il faut savoir accepter la vie telle qu’elle est pour être en paix avec elle
sont encadrés dans l'existentialisme de Sartre: On n'est pas responsable pour son existence --- mais on doit l'accepter quand même. Sartre, ne pas donnant une véritable philosophie de vie (mais plutôt un cadre pour une telle) ne contrédit pas l'épicurisme.
> s’attacher aux buts est dangereux
Je suis, comme Epicure totalement d'accord aec toi. Il dit: c'est dangereux de s'attacher à quelque chose (éventuellement matérialiste), si on risque de souffrir dans le cas de perte.
> "Profiter de l’instant présent", avoir une vie remplie pour ne pas se poser de questions, être heureux, ne sont-ils pas des buts ?
Le "but" d'avoir une vie remplie me semble être un peu trop abstrait pour l'appeler "but", non?
Par contre je suis d'accord avec l'obervation que "ne _plus_ se poser des questions" peut servir comme un but.
Malheureusement je ne vois toujours pas de raison (ni d'argument essentiel) pour
> Avoir des buts est nécessaire
et
> sans destination il ne peut y avoir de voyage
Moi de ma part, je crois que j'avance dans ma vie --- mais je ne vois pas mon but...
Peut-être vous pourriez préciser où cette nécessité naît?
Je vous souhaite une merveilleuse soirée. ^^
Je n'ai pas tout lu, mais ma première réaction est :
RépondreSupprimerSi vous ne vous attachez à rien, pourquoi ne pas vivre dans le néant? Pourquoi ne pas vous couper du monde?
Une personne qui ne s'attache à rien, je lui suggère de se taillader les veines, au moins elle aura donné un sens à sa vie.
Je suis désolée si je peux choquer dans mon extrêmisme, mais si on ne s'attache à rien, à quoi bon vivre?
绮芬 > Tu ne choques pas --- mais qui parle qu'on ne s'attache pas? C'est encore un autre sujet (qui mériterait d'attention, mais je ne veux pas être trop long).
RépondreSupprimerPour moi le seul moyen de surmonter les ruptures amoureuses était de surmonter la dépendance de l'attachement --- également la dépendance de mes futures rélations (c'est crucial; si tu veux tu peux appêler cette dépendance le "but de trouver une femme" --- je devais me débarasser de cette idée). Dès le moment où je pouvais dire "non" à une femme, j'étais prêt de dire "oui" pour m'attacher de nouveau (mais pas avant).
Je pense qu'il faut qu'on soit capable de dire NON pour pouvoir dire OUI.
Conséquence: Seulement si je suis détaché au début, je peux m'attacher dans la suite. (c'est pourquoi je serais incapable de commencer une relation si je me suis déjà impliqué dans une autre)
Quelque chose de plus essentiel: l'attachement avec un but spécifique me semble faut.
Si j'aime une femme, alors je veux l'aimer avec pureté, pas pour la posséder, ni pour profiter d'elle --- je veux lui donner mon amour et la rendre heureuse --- et si l'amour est réciproque, je serais heureux de sentir son amour également --- mais si elle réfuse mon amour je dois l'accepter aussi.
Donc dans le cas où j'aime une femme mon but _n'est pas_ d'avoir une relation avec elle (meme si je le préférais dans mes rêves --- mais ca reste des rêves). Mon but dans ce cas est très conditionnel: je voudrais avoir une relation si et seulement si elle est d'accord ET si ca serait raisonnable pour nous deux.
Cela étant dit, ca s'applique également pour la situation _dans_ une relation: si je suis dans une relation et si ma partenaire souhaite partir --- je ne vais pas l'arrêter. Mon but ici serait d'abord de la comprendre et, bien sûr, qu'elle reste parce qu'_elle_ le veut, pas à cause de moi. C'est évident que ca serait inutile de ne pas se libérer de l'attachement dans une telle situation.
Bien entendu cela ne veut pas dire que je ne vois pas d'attachement dans une relation amoureuse. Mais c'est assez subtile --- l'attachement par définition est également dangereux que le strict attachement aux buts (comme Urashima Keitaro l'a expliqué).
L'image de ma rélation idéale est que les deux partenaires sont ensembles et se retrouvent du jour au jour --- chacun grace à sa propre volonté (et pas pour d'autres raisons).
Parlant du néant: Sartre appelait son oeuvre principal (concernant l'existentialisme) "l'être et le néant". Sans le néant, pas d'être, et vice versa. (c'est banal mais essentiel)
Désolé pour ce long commentaire.
Ohlàlà, mon francais pourri, je désolé de maltraiter votre belle langue...
RépondreSupprimerBonjour à tous,
RépondreSupprimerCe sera mon dernier message pour ne pas surcharger cet article de commentaires mais aussi pour éviter que nous soyons confrontés à une situation où nous n’avancerions plus. Faisons que ce débat garde toute sa richesse jusqu’au bout.
Le présent, puisque toujours changeant, n’est en effet qu’une illusion de l’esprit. Dans ma précipitation j’ai manqué de suffisamment de recul pour l’inclure parmi les concepts qui n’ont pas d’existence propre. Merci de m’avoir repris sur ce point.
Prévoir n’est pas la même chose qu’avoir un but mais sans but pourquoi prévoir ? J’avoue avoir du mal à voir où tu veux en venir avec la motivation. Dans le cas fictif (ou pas) de Qifen, je ne vois pas ce qui la pousserait à acheter du Nutella s’il n’y avait pas le but de le consommer immédiatement ou dans un futur plus ou moins lointain.
L’exemple sucré que j’ai utilisé auparavant est en effet une approche très matérialiste du sujet que nous traitons. Cela étant dit je ne pensais pas que notre débat portait uniquement sur l’immatériel. Si c’est le cas, je m’excuse pour cette maladresse. De même, si tu (janosch) as pensé que je sous entendais dans mon précédent commentaire que tu étais un hédonisme je peux t’assurer que ça n’était pas du tout mon intention.
Concernant l’habitude, je te poserai la question suivante : si nous répétons toujours la même chose n’est-ce pas pour toujours parvenir au même but ?
De tous les buts que nous pouvons avoir il me semble qu’il y en a un qui relève de la nécessité : la quête du bonheur.
J’ai le sentiment que parce que tu es parvenu à une certaine paix de l’esprit tu as l’impression de vivre sans but. Pourtant, si un jour tu tombais malade, je ne pense pas que tu te laisserais emporter par la maladie. Seul l’homme qui ne se soucie plus de rien au point de se laisser mourir peut prétendre vivre sans but.
De la nécessité d’être heureux découle d’autres buts qui pourraient paraître absurdes aux yeux de certains. Il n’en reste pas moins que nous partageons tous le même but et que sans lui nous ne serions certainement plus de ce monde.
Merci pour tout et prenez soin de vous.
Urashima Keitaro > C'était un plaisir de lire ton commentaire, au moins pour moi. Comment surcharger un article de commentaires?
RépondreSupprimerJ'aime bien qu'on a des points de vue tellement différents. Mais cette-fois-ci je vais me taire bientôt. On est arrivé sur un point où des discussions sur des definitions commencent, c'est pourquoi je ne vais pas répondre à ta question. J'espère que tu m'excuses.
Chaque maladie fait partie de la vie, comme la mort. Celui qui a peur de la mort a peur de la vie. J'ai déjà décrit plus haut que je n'ai pas peur de mourir aujourd'hui, voir maintenant, et pourtant je peux aimer la vie quand même (à Qifen).
Cela étant dit, celui qui ne cherche pas le bonheur est plus proche de le trouver que celui qui le cherche explicitement.
Je trouve que Qifen était déjà très proche de mon point de vue avec ses jolis mots
> Pourquoi prendre une option d'achat sur le bonheur? Connaître le bonheur, c'est aussi savoir prendre le risque de le perdre.
Je vous remercie pour cette discussion. ^^
Vous n'auriez pas vu mes clefs ?
RépondreSupprimergalanga > Tu n'es pas resté à la rue j'espère. lol
RépondreSupprimerA tous > Je me rends compte que si le débat part autant dans tous les sens, pour ne pas dire hors de son sujet, c'est notamment parce que mes notes sont bien trop généralistes et mal argumentées pour certaines.
Il est peut-être temps que je les cesse...