Vu en avant-première à la soirée Wi-filles #8.
Le titre français résume ce film de filles, pas de surprise. J'ai plutôt bien rigolé et passé un bon moment globalement, la beauté des acteurs y a contribué. On peut reprocher au film d'être simpliste, mais comment ne pourrait-il pas l'être en 1h30?
J'ai toujours pensé que vivre une telle relation sainement exigeait une capacité inébranlable à se blinder et se protéger, mais je me suis trompée. C'est davantage la capacité à relativiser qui est primordiale. Relativiser, non pas tant sur ses sentiments, mais surtout sur la place de ses besoins affectifs dans sa vision du bonheur.
Se protéger? Cette relation là ne nécessite pas plus de se protéger qu'une autre relation dite "conventionnelle". Se protéger de quoi d'ailleurs? Mais du sentiment amoureux pardi!
Alors oui, comme dans le film, il est sans doute important de respecter certaines règles de base, mais peut-on contrôler le sentiment amoureux? Il me semble que, s'il est vain de croire qu'il est sous contrôle, on peut en revanche - comme Emma - choisir, par dépit ou pas, de ne pas construire son bonheur autour de ce sentiment. Tout du moins, c'est ce à quoi je me raccroche, sans doute pour me rassurer moi-même. Je ne suis pas une anti-couple, comme beaucoup, je ne demande qu'à y croire et j'y croirais sans doute le jour où ça m'arrivera, si ça m'arrive.
Et c'est bien parce qu'il y a ce "si ça m'arrive" que je m'accroche à l'idée qu'il n'existe pas une seule manière d'appréhender le bonheur.









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