Pendant longtemps mon regard a toujours évité les couples, dans le métro, dans la rue, les couples d'amis, les inconnus, tous. Y prêter attention me rendait triste et me frustrait. Je les détestais, uniquement parce qu'ils étaient en couple. Exactement comme dans la chanson.
Et puis il y a ceux que vous admirez, que vous côtoyez régulièrement, ceux-là même qui vous font croire à nouveau que c'est possible : C. et L.Y, C. et K, B. et A.
Ces couples, lorsque vous les voyez, vous vous dites : "Et pourquoi pas moi? Ca pourrait être moi aussi...Ils sont tellement beaux, si heureux. J'aimerais connaître et revivre ça."
Et puis très vite, la joie de les voir heureux se transforme en envie, puis en tristesse, parce que la réalité vous revient en pleine face. Survient enfin la colère envers vous-même parce que vous vous étiez promis de ne plus laisser votre esprit s'égarer sur ce sujet.
Je saisis ma main gauche avec la droite, comme pour la réchauffer et mes doigts frottent mon annulaire gauche. Mon regard préfère se concentrer sur cet annulaire lorsque personne ne peut me voir, dans le métro sur le chemin du retour par exemple.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je me dis que ça n'est pas pour moi, que ça ne le sera jamais, que je suis passée à côté, que jamais personne d'autre que moi ne prendra ma main gauche dans la sienne pour y frotter mon annulaire orné de métal.
Je me sens si résignée.
Texte rédigé le 5 janvier 2011.








comme je te retrouve sans ces mots.......
RépondreSupprimerParis Ailleurs : Je le sais, malheureusement. Take care.
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