Plein de choses plus ou moins futiles à raconter depuis le 18. Des films visionnés, des restos testés ou retestés, une chasse au trésor dans le métro à l'occasion des journées du patrimoine, le one woman show de Charlotte Gabris, un spectacle Pingtan de la troupe du Jiangsu, trois semaines de toux, enchaînées par trois jours de fièvre/maux de gorge infernaux...J'en oublie sans doute. Le temps me manque, les outils pour bloguer à toute heure et en tout lieu aussi. Qu'importe, ça attendra et puis c'est tout.
Bref, un petit bout de la vie extraordinairement nombriliste et passionnante d'une parisienne. :-)
Station Stalingrad, ligne 2, début de soirée. Le soleil qui a accompagné ce dimanche toute la journée nous offre ses derniers rayons réconfortants. Je porte tardivement attention à la jeune femme assise seule près des portes par lesquelles je suis montée. J'essaie de ne pas la faire sentir mon regard sur elle, mais c'est raté. Bien sûr que tous ces regards autour de soi sont pesants dans ces moments là. Je la vois pianoter sur son téléphone, elle le porte à son oreille et commence à parler. Je regarde ailleurs, tout le monde autour d'elle regarde ailleurs, fait mine d'être perdu dans ses pensées, ses problèmes.
Cette femme m'est totalement inconnue, mais elle m'est si familière, ça pourrait être ma meilleure amie, ma soeur, moi. Je jette un oeil sur le nombre de stations qu'il me reste à parcourir. Pourvu que je descende avant elle pour pouvoir lui remettre l'impersonnel objet que j'ai spontanément sorti de mon sac. La conversation téléphonique s'arrête. Carl (ou Karl?) n'a visiblement plus de batterie, elle le somme de la rappeler le soir même lorsqu'elle sera à nouveau rechargée.
J'aurais aimé pouvoir lui dire plus que mon insipide "Tenez" en lui tendant mon mouchoir en papier, lui dire ces mots qui martelaient mon cerveau : "Entourez-vous de personnes bienveillantes." Mais qui suis-je pour ça?
Je me suis retournée en montant les escaliers, je revoyais son mascara sur ses joues.
J'espère qu'elle croira que ça lui arrivera à nouveau. C'est tout ce que je peux lui souhaiter, à cette inconnue du métro.








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