Dix mois sans bloguer, record explosé.
L'envie avait disparu.
Cet article, j'ai hésité à le publier, paraissant tel un cheveu sur la soupe.
Pourquoi? Comment? Bizarre pour un billet de reprise.
Le titre me sembla évident lorsque j’observai mon espace de vie et que je le confrontai à mes valeurs et mon mode de vie.
Le déménagement est en général l'occasion du grand débarras et du ménage. Je suis toujours dans le même quartier, mais pendant ces dix mois treize mois et demi, je n'avais plus vraiment mon petit chez moi. C'était le souk permanent.
Lorsque j'ai quitté la Réunion, je voyageai avec une quarantaine de kilos en soute. Aujourd'hui, il m'est impossible de caser ces onze années dans l'énorme valise qui les transportait. Normal.
Tout ces objets plus ou moins utiles, plus ou moins utilisés...Je ressens le besoin de trier, ranger, recycler, donner et jeter : faire le ménage chez soi pour le faire aussi en soi. Chez moi, ce besoin est cyclique.
A vrai dire, cela fera trois ans que j'ai commencé le désencombrement : ma cuisine, ma trousse de toilette et ma salle de bain connaissent un désengorgement. Elles sont encore loin d'être parfaites, mais le cheminement vers davantage de minimalisme se poursuit.
Alors bien sûr, comme d'autres avant moi, je ne recherche pas la perfection, ni ne me place en tant que moralisatrice. Chacun vit sa vie comme il l'entend, construit son bonheur à sa façon, selon ses moyens, envies et valeurs.
Qu'est-ce qui m'a menée à cette considération et cette position? Pourquoi?
C'est au fil du temps, après lecture de nombreux blogs divers et variés et certaines rencontres (Emy, Dr Carter entre autres) que la réflexion s'installe et suit son bonhomme de chemin.
Je crois aussi que mon besoin la nécessité absolue de prendre soin de moi à cette période là de ma vie a fait germer les prémisses de ce que je suis et tends à être.
Cette entreprise est donc pour moi, mon porte-monnaie, ma santé, pour être en accord avec ce que je suis et veux être.
Prochaine étape, lire plus sérieusement des ouvrages sur le thème de la décroissance et de la simplicité volontaire.
Concrètement, il se passe quoi? Je deviens une no life ermite hippie coupée du monde et de la réalité?
Alors bien sûr, j'aurais pu établir tout un programme, le suivre et le partager ou pas ici, mais j'aime prendre le temps - pas trop quand même - pour réussir ce que j'entreprends.
Et puis il y a tant de choses à changer! Un mois, c'est trop court, d'autant plus que pour adopter certains comportements et changer des habitudes, il faut y aller à tâtons, tester et enfin choisir ce qui nous convient le mieux. En somme, consommer de manière plus réfléchie, donc plus raisonnée. Consommer responsable.
Comme on dit chez nous : ti lamp' ti lamp' (Doucement mais sûrement).








C'est un réel plaisir de découvrir de nouvelles notes sur ton blog.
RépondreSupprimerUne collègue m'expliquait un jour que son mari avait fixé la règle suivante : tout ce qui n'a pas été utilisé au cours de l'année doit être donné, recyclé ou jeté. Simple et pragmatique, je me réfère systématiquement à celle-ci pour m'aider à déterminer si je dois conserver quelque chose ou non.
L'émotionnel est souvent un obstacle au désencombrement. Nous nous attachons, parfois sans même vraiment en comprendre la raison, à des objets que nous n'utilisons pourtant plus. Du temps est parfois nécessaire pour accepter de s'en défaire.
Un recours accru aux nouvelles technologies peut également aider. Les liseuses sont devenues de sérieuses alternatives aux livres, des sociétés comme Netflix proposent de visionner des films en ligne pendant que d'autres comme Deezer offrent un accès à une quantité importante d'albums musicaux.
Il faut effectivement « faire le ménage chez soi pour le faire aussi en soi ». Je dirai même que notre environnement extérieur est le reflet de ce qui se passe en nous.