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vendredi 30 novembre 2007

[Ciné] 2ème Festival Franco-Coréen du film à Paris

Extrait du communiqué de presse du Centre culturel coréen :

Le Festival Franco-Coréen du film organisé par l’ Association 1886, présente, cette année, des films qui jettent un regard neuf et critique sur la société coréenne, du documentaire polémique au drame émouvant. La plupart des films témoignent d'une réflexion sur l'identité comme le thème de cette deuxième édition « Entre deux » indique . Parmi la sélection officielle, vous pourrez remarquer le documentaire "COREEN 2495(2005)" réalisé par Jun-su HA. Le titre reprend le numéro de référence d’un livre coréen conservé à la Bibliothèque Nationale de France malgré la revendication du gouvernement coréen. A travers ce livre, ce film critique les relations politique, diplomatique et économique entre la Corée et la France. Myung-jun KIM-réalisateur de "OUR SCHOOL" (Primé pour le meilleur documentaire coréen au Festival International du Film de Pusan 2006)- a passé 3 ans et demi dans l'école nord-coréenne d'Hokkaido au Japon. Dans cette école, les enfants apprennent leur identité nationale dans un contexte de montée des tensions entre la Corée du Nord et le Japon. Il y aura également une dizaine de films inédits tels que "TAXI BLUES (2003)" de Dong Ha CHOIHA et "KOREAN DON QUIXOTE, LEE HISE(2006)" de CHOI Hyun Jung. Enfin, la séance de clôture présentera "NOS TRACES SILENCIEUSES", documentaire réalisé par Sophie Brédier et Myriam Aziza, dans lequel une jeune coréenne adoptée à l’âge de quatre ans par un couple français enquête sur son origine et son identité culturelle...

Le programme

Tarifs par séance
4€50(plein tarif) / 3€(-de 26 ans)
Tarifs Pass
une journée : 9€ / une semaine : 25€

Plus d'informations :
Association 1886
email : info@1886.co.kr
Comité organisateur du FFCF
http://www.actioncinemas.com/
( tél.01 45 81 24 28 / 1886press@gmail.com )

Du 12 au 18 décembre 2007
Cinéma Action Christine
4 rue christine
75006 Paris
Tél 01 43 29 11 30

Métro Saint-Michel, Odéon

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jeudi 29 novembre 2007

[ciné] My blueberry nights



Quoi de plus réconfortant qu'une part de tarte aux myrtilles par un jeudi matin pluvieux et gris?

On attendait ce film de 王家衛 depuis sa projection en ouverture du festival de Cannes l'été dernier.
Définitivement classé dans la catégorie "film de filles" pour moi, ce premier essai du réalisateur hong-kongais au pays de l'oncle Sam et dans la langue de Shakespeare est un régal pour les yeux (on se demande si Jude Law y est pour quelque chose). Norah Jones dans ses premiers pas sur grand écran est charmante, et je trouve certaines critiques plutôt salées à son égard.
Le film pourrait paraître simple, voire simpliste, mais n'est-ce pas les choses les plus simples qui sont les plus agréables? Comme un internaute le disait "le film n’est pas un drame, mais plutôt un mélodrame aux sentiments positifs." Une histoire sans grande surprise, certes, mais dans laquelle toute femme se reconnaîtrait sans doute : se sevrer d'une addiction par une autre, et finalement se rendre compte que ce que l'on cherchait est en soi. Là encore, après In the mood for love et 2046, le temps est un personnage à part entière, tout comme la musique. Le temps permet à cette jeune new-yorkaise de murir et l'aide à prendre ses distances par rapport à elle même. Ah le temps !
Catalogué, à tort ou à raison, comme un road-movie, My blueberry nights n'en possède pas, selon moi, le visage, encore moins la saveur. Il s'agit davantage d'un voyage au cours duquel l'héroïne se cherche elle-même parce qu'elle s'ignore encore, ou plutôt, parce qu'elle s'est perdue. Les lettres qu'elle envoie sont comme un exutoire pour elle, un peu comme les petits cailloux semés par le Petit Poucet, une manière pour elle de faire le point sur ce qu'elle est, à mesure que le temps passe et que la distance grandit par rapport à New-York qu'elle a quittée. On sait qu'elle y reviendra, mais au bout de combien de temps? Il est sans doute nécessaire de reprendre une part de tarte pour ne rater aucun détail sur ces chiffres égrainant le temps qui l'éloigne un peu plus d'elle-même, à savoir celle qui a quitté New-York.
Et lorsque la boucle est bouclée, lorsqu'elle retrouve sa part de tarte nocturne (l'expression est assez marrante de la part de la gourmande que je suis, non?), on sait, elle la première, que c'est une autre femme qui franchit le seuil de ce snack-bar tenu par un Jude Law toujours fidèle au rendez-vous.
Les vies qu'elle croise sur sa route - un policier alcoolique et sa femme adultère, une joueuse effrénée de poker - même si elles paraissent singulièrement différentes, se rejoignent au final sur le thème de la solitude.
En somme, une vision hong kongaise des Etats-Unis, une tarte colorée et joliment sonorisée, du baume au coeur pour les coeurs brisés, une réflexion sur soi et sur la rupture, sur soi et le reflet de soi-même : l'autre. A déguster avec un thé, ou en charmante compagnie (féminine, cela va de soi). Si toute dégustation de tarte à la myrtille pouvait être aussi succulente et réparatrice, je n'hésiterais pas un instant à m'y convertir et à mettre au placard mes pots de 500 mL.

L'avis du Figaro
Celui du journal Le Monde : ici et ici
Les Echos donnent leur avis également.

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mardi 27 novembre 2007

[News] Développement rural et letchis

Trois articles de presse sélectionnés par mes soins.


L'Union européenne a rendu un avis favorable sur les deux programmes établis dans le domaine du développement rural pour la Martinique et pour la Réunion. Sur une enveloppe communautaire allouée à la France de 6,4 milliards d'euros sur la période 2007-2013 dans le cadre du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), le programme de la Martinique bénéficiera de 100,1 millions d'euros et celui de la Réunion de 319,1 millions d'euros. En y ajoutant les financements nationaux, ce sont 148,5 millions d'euros d'aide publique dont bénéficieront ainsi les territoires ruraux de la Martinique entre 2007 et 2013 et 516,3 millions d'euros ceux de la Réunion, souligne un communiqué commun des ministères de l'Agriculture et de l'Outre-mer.

Source :
http://www.lesechos.fr/info/france/4653666.htm?xtor=RSS-2080

La même information, relayée sur le journal local réunionnais :

La Réunion pourra dépenser 1,9 milliard d’euros d’aides
CLICANOO.COM | Publié le 27 novembre 2007

Europe, Préfecture, Région et Département : chacune de ces institutions était présente hier afin de présenter les nouveaux programmes opérationnels européens pour la période 2007-2013. Des programmes crédités d’une enveloppe de 1,9 milliard d’euros qui vise à améliorer l’innovation, la croissance, la compétitivité, l’emploi, l’environnement, le développement rural, la pêche et la coopération régionale de l’île.


Ce n’est un mystère pour personne : la Réunion reçoit depuis vingt ans, des aides en provenance de l’Europe. Ces aides, attribuées pour une durée de 7 ans, ont été votées pour la dernière fois le 30 octobre 2000 et concernaient donc la période 2000-2006. Cette période touchant à sa fin, le Comité National de Suivi (CNS, un organisme chargé du suivi de ces aides) s’est réuni hier pour lancer officiellement le programme pour la période 2007-2013. Ce nouveau programme devrait apporter quelques changements, à commencer par une refonte dans l’intitulé des aides. Exit donc le DOCUP (Document Unique de Programmation), désormais les subventions de l’Union prendront le titre de “programmes opérationnels européens”. Une modification qui peut sembler anecdotique mais qui démontre la volonté de l’Europe de cibler au mieux les besoins et de mettre l’argent là où l’on en a le plus besoin. Pour l’exercice 2007-2013, les fonds européens se partageront donc en 5 programmes opérationnels (PO) : le PO convergence et le PO Coopération océan Indien, tous deux financés par le FEDER, le PO convergence, financé par le FSE, le Programme de développement rural de l’île de la Réunion, financé par le Feader et enfin le volet régional du PO national, financé par le FEP. Ces programmes s’articuleront autour de différents enjeux (humains, économiques et territoriaux) et se partageront une enveloppe de 1,9 milliard d’euros (voir infographie). Autre nouveauté pour la période 2007-2013 : la création d’une nouvelle allocation spécifique à la Réunion. Baptisée “allocation de lutte contre l’isolement du marché”, ce bonus de 206 millions d’euros sera crédité au Feder avec pour objectif l’amélioration de la compétitivité locale dans le secteur de l’emploi et de la formation professionnelle.

LA RÉUNION, RÉGION LA MIEUX LOTIE

Avec ces 2 milliards de subventions, la Réunion reste donc en tête des régions les mieux loties en matière d’aides européennes. À elle seule, l’île s’accapare 50 % des 4 milliards d’aides qui seront réparties entre les quatre Dom et reste, avec la Guyane, le seul territoire à ne pas connaître de restrictions budgétaires. Si on excepte les 206 millions prévus pour la nouvelle allocation, on se rend compte que le montant de la nouvelle enveloppe est sensiblement la même que celle de la précédente (soit 1,6 milliard d’euros). La Réunion a-t-elle besoin d’autant d’aides ? Selon les différents représentants de la Commission Européenne présents hier, la réponse est clairement oui. Notre île est en effet la seule région à ne pas avoir connu de dégagement d’office entre 2000 et 2006, ce qui signifie que tout le budget attribué sur cette période a été utilisé. Histoire d’être totalement convaincus, les membres du CNS auront droit aujourd’hui à une visite des différents projets financés par les fonds européens.

À quoi correspondent les différentes aides ?

L’enveloppe de 1,9 milliard d’euros promise par l’Union sera répartie dans différents fonds : Feder, Feder Coopération, FSE, Feader et Fep. À quoi correspondent ces caisses ? Le Feder finance les infrastructures d’aménagement du territoire, de création d’emplois et d’aides aux entreprises. Le Feder coopération s’occupe de la mise en place de coopérations avec les pays de la zone. Le FSE soutient le secteur de la formation professionnelle, l’aide à l’emploi et l’insertion. Le Feader est l’instrument de la PAC au service du développement rural. Enfin, le FEP est l’instrument financier de la politique commune de la pêche et de l’aquaculture.

319,1 millions d’euros pour le développement rural

Le comité communautaire de développement rural a rendu, hier, un avis favorable à l’unanimité sur les deux programmes de développement rural établis pour la Martinique et pour la Réunion. Ces programmes déclinent l’intervention du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) dans ces deux régions pour la période 2007-2013. L’enveloppe pour la Réunion s’élève à 319,1 millions d’euros. En y ajoutant les financements nationaux, la Réunion bénéficiera ainsi de 516,3 millions d’euros d’aide publique entre 2007 et 2013. Les interventions liées à la compétitivité de l’agriculture et de la sylviculture représentent environ 70% de l’enveloppe de chacun des deux programmes. La gestion de l’espace et l’amélioration de l’environnement mobiliseront 16% des financements communautaires. Un peu plus de 10% de l’enveloppe du FEADER de chacun des deux programmes seront consacrés à la diversification de l’économie et à la qualité de vie en milieu rural. Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et Christian Estrosi, secrétaire d’État à l’Outre-mer, saluent “la fructueuse collaboration menée avec la Commission européenne ainsi que la mobilisation des partenaires locaux menée sous l’égide du préfet”.

Un article sur notre fruit de Noël, le litchi :

Des letchis séchés bientôt sur le marché
CLICANOO.COM | Publié le 27 novembre 2007

Les essais sont terminés et des distributions d’échantillons ont été effectuées auprès des entreprises. La SCEA Letchis est en attente de commande de son nouveau produit : les letchis séchés. Comme les pruneaux ou les raisins, ils serviront à des préparations en cuisine ou en pâtisserie, ou encore pour des rhums arrangés.
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Des letchis séchés made in Reunion. Ce sera bientôt une réalité. À la SCEA Letchis, sise RN2 à Sainte-Anne, la campagne d’exportation a démarré hier matin sur les terres de la famille Avice. Les premiers cartons de letchis ont pris l’avion l’après-midi même, direction Rungis et le Marché de Noël à Bruxelles. Dans l’atelier, des femmes s’activent à placer les fruits dans des caissettes estampillées “Letchis de la Réunion”. Des letchis sortis tout droit des champs voisins : ceux de Raphaël Avice, associé-gérant de la SCEA Letchis, un groupement qui regroupe cinq producteurs de l’Est. Le producteur exploite depuis plusieurs années cinq hectares de terres en letchis sur le terrain qui mène à sa ferme-auberge, “Les Orangers”. Raphaël Avice produit entre trente et cinquante tonnes de fruits selon les années. 2007 est “une année moyenne”, selon lui. Sur cette production, il espère exporter “entre 10 et 15 tonnes de letchis” mais “tout va dépendre du marché”. Cela fait dix ans qu’il exporte. Le reste de sa production est écoulé à la vente sur le marché local ou transformé… en letchis séchés.

SÉCHAGE PENDANT DEUX À TROIS JOURS

Grâce au concours du CRITT (Centre régional d’Innovation et le Transfert de Technologie), des essais ont été menés pendant trois à quatre ans. “Aujourd’hui, le process est calé”, affirme Raphaël Avice. Le principe est relativement simple : le letchi est séché pendant deux à trois jours dans un four industriel à basse température (le secret de cette température est jalousement gardé !) . Ue tonne de fruits est séchée par tournée. “Ça perd pas mal d’eau, environ 60 à 70%”. De 25 à 30 grammes initialement, le letchi ne pèse plus que 10 grammes. Une étude de marché a également montré l’intérêt d’une telle transformation. “Il y a un marché potentiel au niveau du consommateur”, affirme l’associé-gérant de la SCEA Letchis. Seul hic : l’apparence. Le fruit, une fois séché, ressemble à un letchi de plusieurs jours à la peau noircie. D’où la nécessité de travailler un packaging. L’idée d’enlever la peau aussi est étudiée. Le letchi séché serait alors présenté comme le pruneau ou alors le raisin sec. Les débouchés sont multiples : pâtisserie (gâteaux, tartes), rhum arrangé, plats… L’industriel devrait également y retrouver son compte, notamment dans la fabrication de mélanges exotiques de fruits secs. Le groupement a envoyé des échantillons à des entreprises. “On n’a pas commencé à grande échelle mais on est prêt. On attend les commandes”, affirme fièrement Raphaël Avice. La SCEA multiplie les démarches afin de trouver des partenaires sur le plan national mais aussi international. “On mange bien des raisins secs, pourquoi ne mangerait-on pas les letchis ?” Elle est plutôt optimiste. 90% des personnes interrogées dans le cadre de l’étude de marché, ont affirmé, après avoir goûté au letchi séché, qu’elles étaient prêtes à l’acheter.

Juliane Ponin-Ballom

- Celui qui a créé le letchi de l’espace

Le letchi envoyé dans l’espace provient des terres de Raphaël Avice. L’idée est venue de Guy Pignolet. Les deux hommes ont planché ensemble sur les contrôles de poids et de volume, deux paramètres qui devaient être scrupuleusement étudiés. Le letchi a été découpé, puis recomposé à l’aide de résine d’époxy. Le “p’tit-frère” du letchi qui a été envoyé dans l’espace repose dans une belle boîte transparente chez Raphaël Avice. Ça ressemble beaucoup à un objet de décoration aux couleurs éclatantes ! Un designer travaille déjà sur la meilleure façon de reproduire ce premier letchi réunionnais de l’espace.

Des letchis par milliers

Dans quelques jours, ils s'étaleront sur tous les marchés de l'île. Rencontre avec un producteur de letchis.
Reportage de Guy Abalain



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