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mercredi 23 novembre 2011

Lettre pour la Laponie

Cher Petit Papa Noël,

Nous sommes à un mois de ta venue alors je t'écris cette lettre pour te rappeler à quel point j'ai été très sage cette année, comme toutes les précédentes. Aucun de mes cinq souhaits de l'an dernier n'a évidemment été réalisé. Rassure-toi, je ne t'en tiens pas rigueur puisqu'ils étaient irréalisables.
Je suis en cure de désintox de Nutella depuis trois mois maintenant, ma face de marmotte est encore loin d'être parfaite, mais j'espère bien me trouver présentable dans un miroir dans quelques semaines.

Une fois de plus, tu ne peux pas réaliser un de mes souhaits cette année, je suis une chieuse n'est-ce pas?
Mais qu'importe, ce ne sont pas quelques caprices de petite fille qui entacheront ta tournée, assurément.

J'aurais aimé te raconter les aventures extraordinaires qui ne m'arrivent pas qui font de ma vie une vie extraordinaire, mais je vais te laisser à la préparation de ta tournée.
N'abuse pas des cookies et du lait que tous les petits et grands enfants t'auront laissés.

Bonne tournée 2011 à toi.

Qifen.

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mardi 1 novembre 2011

Rendez-vous de novembre

  • Vendredi 4 novembre, colloque franco-chinois : François Cheng à la croisée de la Chine et de l'Occident, à la BnF, de 9h à 18h.
Site François-Mitterrand 
Petit auditorium 
Quai François Mauriac
75013 Paris 
Métro Bibliothèque François Mitterrand 
  • Rencontre exceptionnelle à la librairie Le Phénix autour de "La Cité interdite au Louvre" avec Jean-Paul Desroches, commissaire de l'exposition et conservateur du Musée Guimet, le vendredi 4 novembre à 18h30.
72 boulevard de Sébastopol
75003 Paris
Métro Réaumur Sébastopol
  • Thanksgiving le 24 novembre aux USA, de quoi m'inspirer pour un ou plusieurs repas.

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mardi 25 octobre 2011

[Lecture] Les amandes amères

Au détour d'un zapping télévisuel nocturne, je suis tombée sur l'émission Un vendredi sur un plateau. Je vois Jean d'Ormesson faire l'éloge de ce roman : si on aime les mots et notre langue de Molière, on dévorera ces deux-cents pages.

La quatrième de couverture : 

Découvrant que Fadila ne sait li lire ni écrire, Édith entrevoit à quel point la vie est compliquée pour un analphabète et combien c'est humiliant. Elle lui propose de lui apprendre à lire le français. Fadila n'est pas jeune. Édith n'est pas entraînée. L'apprentissage s'avère difficile. Ce qui semblait acquis un jour est oublié la semaine suivante. Si Fadila a tant de mal à progresser, c'est que sa vie entière est difficile. Ce n'est pas une marginale. Elle a une famille, un toit, du travail. Mais la violence a marqué son rapport aux autres, depuis l'adolescence. Elle a de la rancœur contre son Maroc natal et, en France, elle ne se fait pas à la solitude. Elle vit dans une perpétuelle inquiétude. Édith, de son côté, se sent de plus en plus démunie dans cette aventure dont elle a pris la responsabilité et qui va l'entraîner beaucoup plus loin qu'elle n'aurait cru. Une amitié singulière, rugueuse et douce, amère, cocasse. 

Mon avis :

J'ai passé un très bon moment, malgré le côté répétitif qui peut paraître rébarbatif des leçons données par Edith, mais ça nous rappelle à quel point tout apprentissage nécessite patience, efforts et régularité. Nos deux héroïnes sont très attachantes et les quatre dernières pages sont les plus émouvantes. 
Pourvu que je continue de choisir mes lectures aussi judicieusement. 

En lice pour le Grand prix de l'Académie Française 2011, Les amandes amères est le premier roman de Laurence Cossé que je lis.
Verdict dans deux jours.

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