Au détour d'un zapping télévisuel nocturne, je suis tombée sur l'émission Un vendredi sur un plateau. Je vois Jean d'Ormesson faire l'éloge de ce roman : si on aime les mots et notre langue de Molière, on dévorera ces deux-cents pages.
La quatrième de couverture :
Découvrant que Fadila ne sait li lire ni écrire, Édith entrevoit à quel point la vie est compliquée pour un analphabète et combien c'est humiliant. Elle lui propose de lui apprendre à lire le français. Fadila n'est pas jeune. Édith n'est pas entraînée. L'apprentissage s'avère difficile. Ce qui semblait acquis un jour est oublié la semaine suivante.
Si Fadila a tant de mal à progresser, c'est que sa vie entière est difficile. Ce n'est pas une marginale. Elle a une famille, un toit, du travail. Mais la violence a marqué son rapport aux autres, depuis l'adolescence. Elle a de la rancœur contre son Maroc natal et, en France, elle ne se fait pas à la solitude. Elle vit dans une perpétuelle inquiétude.
Édith, de son côté, se sent de plus en plus démunie dans cette aventure dont elle a pris la responsabilité et qui va l'entraîner beaucoup plus loin qu'elle n'aurait cru.
Une amitié singulière, rugueuse et douce, amère, cocasse.
Mon avis :
J'ai passé un très bon moment, malgré le côté répétitif qui peut paraître rébarbatif des leçons données par Edith, mais ça nous rappelle à quel point tout apprentissage nécessite patience, efforts et régularité. Nos deux héroïnes sont très attachantes et les quatre dernières pages sont les plus émouvantes.
Pourvu que je continue de choisir mes lectures aussi judicieusement.
En lice pour le Grand prix de l'Académie Française 2011, Les amandes amères est le premier roman de Laurence Cossé que je lis.
Verdict dans deux jours.









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