Jour appréhendé, détesté, ou tout simplement comme les autres, la fête des Valentin amoureux est plus que jamais commerciale. Depuis des semaines, on nous assène avec des vitrines rouges et en coeur, des publicités niaises, quel qu'en soit le support. Tout le monde en parle ou tout le monde en entend parler, à moins de s'exiler sur une île déserte, personne n'y échappe.
On se prend la tête à chercher LE cadeau qui fera plaisir à sa moitié, en se demandant si ça ne fera pas trop alors que ça fait seulement une semaine que l'on est avec chéri(e), ou si ce n'est pas trop conventionnel et simpliste. Il y a aussi ceux qui se promettent de ne rien s'offrir parce que pour eux, c'est leur fête chaque jour, ou qu'ils n'ont pas besoin de Valentin pour fêter leur amour ou plus généralement, parce qu'ils sont radins.
Ah! L'amour ! Le mot est lâché...L'amour, c'est un peu comme la religion : il y a les croyants, les croyants pratiquants, les croyants non pratiquants, les non croyants, les agnostiques, les martyrs, les brebis égarées, et puis il y a ceux qui se reconnaissent un peu dans toutes les catégories précédentes, à savoir les célibataires, ceux-là même qui sont anti-st-Valentin, qui passent leur soirée du 14 février entre célibataires autour d'une bonne table ou entre copines en pyjama à se saoûler et s'empiffrer.
Une fois le joujou ouvert ou consommé, le 15 arrive bien vite, et le quotidien reprend son cours, on (les femmes surtout) se prend à nouveau la tête, mais pas pour les mêmes raisons : pourquoi il n'a pas appelé ? Pourquoi il ne me prend pas la main en public? Quand est-ce qu'il va me faire sa demande? A qui il envoie un sms alors qu'on est en plein câlins?
Les questions commencent et n'en finissent plus. On se surprend à découvrir, un beau jour, qu'on ne l'aime plus, alors on se rend compte que la routine avait effectivement pris le pas sur tout le reste, qu'on est la seule à l'avoir remarqué car Monsieur ne se doute pas un instant de ce qui lui arrive, Monsieur ne se prend pas la tête lui. Il vit.
L'amour, c'est un peu comme cesser de vivre en croyant et en se persuadant que l'on vit une autre vie, une vie plus intense, plus enrichissante que seul(e). C'est avoir conscience de cela et donc, accepter, d'une certaine manière, de cesser de vivre. C'est surtout commencer à accepter d'arrêter de ne vivre que pour soi, sans pour autant nécessairement vivre pour l'autre.
Alors, pourquoi lorsqu'on vit une rupture, on a également l'impression d'avoir cessé de vivre?
Pas facile de se trouver soi, d'exister.
Que de prises de tête sur une note traitant de la St-Valentin!!
Prendre la vie avec plus de détachement et de légèreté est difficile parfois, surtout lorsqu'on est différent des autres, lorsqu'on ne respecte pas l'ordre établi qu'est la relation conventionnelle de couple.
- Si vous surfez sur la vague de la fête des
célibataires amoureux :
- Et puis si vous êtes à contre courant du 14 février :
"Le magazine des filles à la page aime bien ne rien faire comme les autres et déclare le 14 février comme journée de la désunion, du divorce, de la rupture, et du largage avec humour." Racontez vos "plus belles ruptures" sur Ladies Room.
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adopter un mec.