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mardi 25 octobre 2011

[Lecture] Les amandes amères

Au détour d'un zapping télévisuel nocturne, je suis tombée sur l'émission Un vendredi sur un plateau. Je vois Jean d'Ormesson faire l'éloge de ce roman : si on aime les mots et notre langue de Molière, on dévorera ces deux-cents pages.

La quatrième de couverture : 

Découvrant que Fadila ne sait li lire ni écrire, Édith entrevoit à quel point la vie est compliquée pour un analphabète et combien c'est humiliant. Elle lui propose de lui apprendre à lire le français. Fadila n'est pas jeune. Édith n'est pas entraînée. L'apprentissage s'avère difficile. Ce qui semblait acquis un jour est oublié la semaine suivante. Si Fadila a tant de mal à progresser, c'est que sa vie entière est difficile. Ce n'est pas une marginale. Elle a une famille, un toit, du travail. Mais la violence a marqué son rapport aux autres, depuis l'adolescence. Elle a de la rancœur contre son Maroc natal et, en France, elle ne se fait pas à la solitude. Elle vit dans une perpétuelle inquiétude. Édith, de son côté, se sent de plus en plus démunie dans cette aventure dont elle a pris la responsabilité et qui va l'entraîner beaucoup plus loin qu'elle n'aurait cru. Une amitié singulière, rugueuse et douce, amère, cocasse. 

Mon avis :

J'ai passé un très bon moment, malgré le côté répétitif qui peut paraître rébarbatif des leçons données par Edith, mais ça nous rappelle à quel point tout apprentissage nécessite patience, efforts et régularité. Nos deux héroïnes sont très attachantes et les quatre dernières pages sont les plus émouvantes. 
Pourvu que je continue de choisir mes lectures aussi judicieusement. 

En lice pour le Grand prix de l'Académie Française 2011, Les amandes amères est le premier roman de Laurence Cossé que je lis.
Verdict dans deux jours.

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jeudi 28 avril 2011

[Lecture] Lorsque j’étais une oeuvre d’art

Quatrième de couverture :

Qui n'a jamais rêvé de devenir un objet ? Mieux même, un objet d'admiration ? Tel est le pacte que scellent un artiste excentrique et un jeune homme désespéré. Le premier, avide de scandale, propose au second, avide d'exister, de le transformer en oeuvre d'art. Après tout, il n'a rien à y perdre, sinon la liberté.

Mon avis :

Décidément, je me surprends à aimer lire. Voilà donc un autre roman que je termine en une nuit quasiment. Conseillé par J., c’est donc le jour même que je l’emprunte à la bibliothèque où je me trouvais déjà. Comme elle me le précisait, le héros du début du roman lui rappelait une certaine jeune femme. Et c’est juste. Je me suis retrouvée dans le nombrilisme morbide et dévalorisant de Tazio, au point de ressentir de la pitié pour lui. Comment peut-on à ce point se renier en tant qu’être humain, en tant qu’être, tout simplement? C’est une des questions qui me traversait l’esprit au fil des pages. Je me reconnaissais, mais je me rendais également compte à quel point mon comportement - assimilable à celui de Tazio - pouvait être ridicule. De tels traits de caractères de renoncement à soi, d’absence d’estime de soi, d’égo, ça ne peut exister que fictivement. “Je ne m’auto-flagelle pas comme lui, si?”, me demandai-je.
Tazio a cependant le courage le désespoir de passer à l’acte. Lui, il va au bout de son mal-être. Percevoir le suicide comme un acte positif de réussite, je n’en suis jamais arrivée là, j’en déduis, soulagée, que je n’ai jamais été suffisamment désespérée, ou tout simplement plus lucide que lui quant à l’amour qu’on peut me porter, consciente de la peine que causerait ma disparition.
Ce que je trouve cependant plus sain dans ce comportement malsain, c’est  qu’il se dévalorise parce qu’il a une raison : il se trouve laid, bien que toute laideur soit relative. Pour ma part et c’est puéril, je l’ai toujours dit, je me dévalorise sans raison rationnelle ou pour de fausses raisons, des excuses artificielles, me cachant derrière ma propre hypocrisie, dans le seul but d’attirer l’attention. Qu’importe cette attention, qu’elle soit douce, éphémère, perverse, bienveillante, c’est le désir d’attention d’une ou plusieurs personne(s) en particulier qui me pousse à tant de gamineries pathétiques.
Je me souviendrai toujours d’une violente dispute de me parents un dimanche, j’étais lycéenne, la dispute ne cessait pas. Ma soeur et moi étions les spectatrices de cette souffrance devenue quotidienne. Ma soeur se réfugiait dans le dessin, avec les amis aussi, moi dans la pression du bac et les bonnes notes à produire. Je voulais mettre un terme à cette énième dispute, je n’en pouvais plus, je me sentais si impuissante et si triste. Je ne savais pas quoi faire, je ne réfléchissais plus, je voulais juste qu’ils arrêtent de s’entretuer à coups d’insultes  : je me dirigeai à la cuisine et me saisis d’un - petit - couteau, j’étais en larmes, je les suppliais d’arrêter de hurler, de se disputer, les menaçant que s’ils continuaient, je me crèverais les yeux ou les tympans avec le couteau que je tenais en main. Bien sûr, l’idée même de passer à l’acte m’était insupportable. Ils réalisaient la souffrance qu’ils faisaient subir, en plus de la subir eux-même. Ils cherchèrent à me calmer, me demandant posément de lâcher le couteau, ce que je fis dans la seconde.
Sur le moment, je ne me reconnaissais pas, je me trouvais pathétique : en arriver à ce point de chantage affectif pour obtenir ce que je voulais. J’avais cessé momentanément la douleur de leur déchirement, j’avais attirer leur attention dans un message de désespoir.
Je crois que c’était le premier significatif, celui d’une longue série d’actes et paroles auto-dévalorisants dans le but de soigner un mal-être par la recherche d’attention.

J’ai depuis longtemps conscience de tout ça, pour autant, j’échoue encore à attirer l’attention par le positif, ça demande tellement plus d’efforts, du travail sur soi, de l’endurance, de la patience. Céder à la facilité de la dévalorisation est si tentant.
Tazio, dans sa naïveté sa souffrance et son désespoir, réussit à attirer retenir l’attention et quelle attention! Celle d’un artiste mégalo, diabolique et criminel. Cette attention là : non merci! Comment ai-je pu éviter pareils personnages jusqu’à maintenant? Peut-être, dans ma naïveté (ou chance?), ne me suis-je jamais aperçu du vrai visage de certains? Tire la langue
Ce roman nous amène à réfléchir sur ce que représente l’art, la beauté, les apparences (souvent trompeuses), sur la liberté, les choix qui nous construisent et nous rendent davantage humains, capables de ressentir, penser, aimer. Bien que quelque peu déçue par un dénouement à la va vite, presque comme par magie tout est bien qui finit bien, ce fut une belle découverte. Merci J.

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mardi 26 avril 2011

[Lecture] La perle de l’empereur

J’avais déjà lu Le pavillon rouge du même auteur il y a de cela des années, c’est donc avec grand enthousiasme que je me mis en quête d’une autre aventure du Juge Ti. Terminé en quelques jours, j’ai bien apprécié ce volume, bien qu’on y déplore une petite incohérence (page 24 “Allez vous-même à l’endroit où habitait Tong et ramenez Sia Kouang”) - sans importance pour l’intrigue - que je n’aurais sans doute pas remarquée sans la note manuscrite au crayon papier, laissée par un précédent lecteur, ainsi que quelques coquilles syntaxiques/orthographiques. J’ignore s’il s’agit d’une mauvaise traduction ou d’erreurs de l’éditeur, mais j’avoue que cela a quelque peu entâché mon plaisir de lecture. Je chipoterais si j’ajoutais que j’aurais préféré une traduction des noms et lieux en pinyin, mais je suppose que le traducteur a voulu transcrire une certaine authenticité en conservant la transcription phonétique utilisée par Van Gulik lui-même.
En résumé, un peu déçue à cause des coquilles, malgré une intrigue bien ficelée et un suspens jusqu'à la toute fin. Je suis néanmoins certaines que les j'aurais toujours le même plaisir à découvrir les autres tomes.

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lundi 25 avril 2011

[Lecture] American born chinese – Histoire d’un chinois d’Amérique

Mon avis :
J’ai adoré, puisqu’on ne s’étonnera pas qu’il m’a été aisé de m’identifier au héros, bien que je ne vive pas en Amérique et que mon "intégration" a été cent fois plus aisée que la sienne. L’auteur dédie son oeuvre à sa mère pour son histoire du Roi des singes et à son père pour son histoire de Ah-Tong, le garçon du village taïwanais. C’est en toute logique que ce manga alterne deux histoires pour n’en former qu’une, comme le Yin et le Yang.
Un petit moment de détente qui rappelle l'importance de nos origines.

L'avis de Ginie, que je partage tout à fait.

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dimanche 24 avril 2011

[Lecture] Les relations durables


C’est presque par hasard que je tombai sur cet ouvrage du rayon psy de la bibliothèque.  “Les relations durables – amoureuses, amicales et profesionnelles”, le titre me parle, je découvre aussitôt sa quatrième de couverture, écrit par un psychiatre membre de l’AFTCC, banco, je serai sûrement séduite, je l’emprunte.

On peut reprocher à de tels ouvrages de brasser de l’air.  Certes,  on n’y lit que du bon sens, mais mettre des mots sur ce qui paraît complexe permet de le décomplexifier. L’auteur structure sa démarche par quatre chapîtres en y listant les idées fausses/croyances irrationnelles que l’on possède :
- Donner et recevoir : les fondements du lien social
- Séduction et empathie
- Pour en finir avec le Grand Amour
- Couples et familles durables

Ce sont les deux premiers qui ont particulièrement retenu mon attention, rien de bien neuf sous le soleil, mais c’était une piqûre de rappel dont j’avais besoin.
Si on ne reçoit rien, ou si peu, c’est sans doute parce qu’on donne trop peu, ou de manière inappropriée, aux mauvaises personnes. L’auteur différencie le don du troc en y mêlant l’honneur dans une explication claire, j’avoue n’avoir jamais envisagé un tel angle de vue.
Montrer qu’on est capable d’empathie est la base d’une relation, c’est un pléonasme sophiste. Ca l’est moins pour une personne qui fuit tout lien social parce qu’elle cherche à fuir toute relation trop durable.
Enfin, si parfois on peine à trouver chaussure à son pied, c’est peut-être parce qu’on ne se laisse pas séduire au même titre qu’on cherche à séduire. Il y a nécessairement de la violence dans la séduction et on comprend mieux pourquoi on parle de jeu de la séduction.

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dimanche 17 avril 2011

[Lecture] Mathématique du crime


Lu il y a un mois de cela, je n’entame la rédaction de cette note qu’aujourd’hui, Dame Procrastination ne me quitte toujours pas.


Dans la sereine et studieuse Oxford, alors qu'enfle la rumeur de la résolution imminente du plus ardu problème des mathématiques, le théorème de Fermat, un tueur en série adresse à l'éminent logicien Arthur Seldom de mystérieux messages - fragments d'une démonstration écrite en lettres de sang... Seldom saura-t-il, avec l'aide du narrateur, un jeune étudiant à peine débarqué de son Argentine natale, trouver la clé de l'énigme ? Mêlant adroitement la singulière atmosphère des collèges britanniques, les tourments de la passion, les abstractions de Wittgenstein et de Gôdel, les mystères des sectes pythagoriciennes et les antiques secrets de la magie, Mathématique du crime, roman policier de construction classique et pourtant hors normes, nous tient en haleine jusqu'à son dénouement, un magistral acte de prestidigitation... Avant même sa parution en Argentine, où le livre fut aussitôt propulsé en tête des meilleures ventes et couronné par le prestigieux Premio Planeta, Mathématique du crime avait déjà été achetée par une dizaine de grands éditeurs à travers le monde.

Mon avis :

Roman ni acheté, ni offert, ni emprunté à la bibliothèque : un simple reliquat d’une précédente relation. Je l’ai emporté il y a maintenant cinq ans de cela dans mes valises, au moment de mon déménagement d’Aix pour Paris, me disant que ça serait sans doute l’une des dernières choses que je “partagerais” avec lui.
C’est simple, j’ai totalement adoré, je n’avais jamais lu un roman en aussi peu de temps, en quasiment une nuit je l’avais terminé. Littéralement tenue en haleine jusqu’à la fin, ce roman policier argentin m’avait paru inabordable pour la non mathématicienne que je suis, lors de ma première tentative de lecture il y a fort longtemps de cela. Quelle idiote de me décourager à la lecture de seulement quelques pages! La lecture et moi, ça n’a jamais été le grand Amour, mais cela fera peut-être l’objet d’une autre note, qui sait?
Quoi qu’il en soit, l’auteur ne néglige aucun détail pour nous construire une intrigue ficelée au millimètre près, on sent qu’il en maitrise le thème sur le bout des doigts.
Le roman a été adapté au cinéma, je n'ai pas vu le film, mais d'après sa bande-annonce, il m'a l'air très moyen, comme bien des adaptations.

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mercredi 15 octobre 2008

Blog action day - Poverty

Blog Action Day est un évènement annuel à but non lucratif, ayant pour objectif d’unir les bloggers, podcasters et videocasters du monde entier à publier sur un même sujet au cours d’une journée précise. Le but de Blog Action Day est d'engager une discussion globale où les différentes opinions et idées de milliers de personnes sont axées sur un sujet unique.

Voilà dix ans que PlaNet Finance est née. Sous l'impulsion de Jacques Attali, cette organisation internationale a pour vocation de lutter contre la pauvreté par le biais de la microfinance.

Mais pourquoi évoquer une telle institution? Tout simplement parce que certains de ses experts ont participé à la rédaction de l'ouvrage que je me décide à présenter. L'ayant lu il y a plusieurs mois de cela, loin de moi l'idée d'en faire ici un résumé, il s'agit davantage d'en donner mon avis.

Cette lecture m'a donc permis de me faire une meilleure idée de ce qu'est la microfinance. Résolument grand public, l'ouvrage se fait bien évidemment le porte-parole de la microfinance au travers d'exemples - de réussite - qu'il présente.

Présente en France depuis vingt ans et jusqu'à alors réservée aux entrepreneurs, la microfinance semble être un outil de lutte contre la pauvreté efficace - d'autant plus dans les pays du Sud - puisqu'elle est désormais accessible aux particuliers parisiens.
Espérons que les abus d'un tel système - bénéfique en soi - soient rapidement décelés et sanctionés sanctionnés.

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samedi 2 août 2008

[Lecture] Everyday

C'est l'histoire de Miho, une jeune japonaise qui vit avec son amoureux Seichii, musicien ayant du mal à percer.
Ils ont des difficultés à joindre les deux bouts, étant seule à assumer le ménage.
Une histoire qui décrit une vie de couple au quotidien et les sentiments de l'héroïne, à laquelle, bien évidemment, il m'a été aisé de m'identifier.
J'ai toujours détesté les mangas - sauf ceux du Club Dorothée - pour une raison somme toute stupide à vrai dire, j'essaie de faire la paix avec ça, et la lecture de ce manga m'a peut-être "réconciliée" avec? Ce qui est certain, c'est que ce manga m'a donné envie d'en lire d'autres de la même auteure mangaka.
Merci Vincent pour cette jolie découverte.

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