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mardi 29 juillet 2008

Lucky


[...]
"If there's nothing missing in my life
Then why do these tears come at night

Lost in an image, in a dream
But there's no one there to wake her up
And the world is spinning, and she keeps on winning
But tell me what happens when it stops?
"
 [...]

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mardi 22 juillet 2008

Crêpes cacao-coco


Ma recette de crêpes fétiche en variation, avec cette fois, du cacao en poudre et de la noix de coco râpée, ici, pas de fourrage au nutella* ou à toute autre sucrerie : juste pliées en quatre sans trop se fouler.
Quel régal !
(*) Ca peut paraître un peu sec pour certains, dans ce cas : accompagnée d'un thé, glacé ou pas, c'est encore meilleur.

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lundi 21 juillet 2008

[Photos] Le lundi au soleil


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Rêve d'une danseuse

L'apprentissage (Valse) by Anastasia on Grooveshark

Et trois, deux, un
Il prend sa main
C'est presqu'une évidence!
Elle est radieuse
Et victorieuse
Prête à saisir sa chance!

J'ai tout prévu
Mais n'ai rien vu
D'un amour qui commence

Ciel, j'entrevois un drame!
Comment rompre le charme?

Faut pas qu'un homme et une femme dansent...


Un beau jour de printemps, ils se revoient pour la première fois. Chacun de leur côté, ils se sont cherchés. Pour la première fois, c’est ensemble qu’ils vont se trouver.
Lui : « On danse ? », demande-t-il la voix timide et manquant d’assurance.
Elle : « Non, il n’y a même pas de musique ! »
Il s’assied, puis se relève et lui tend sa main, mais elle ne la saisit pas. Leurs regards se croisent et s’égarent.
Lui : « Je te propose un marché : sur ce morceau de papier, écris la chanson sur laquelle tu voudrais danser, et garde le pour toi. Je vais ensuite mettre une chanson, aux premières notes, je saurai si j’ai fait le bon choix. S’il correspond au tien, alors m’accorderas-tu cette unique danse ? »
Elle : « D’accord, donne moi ton papier. » Elle s’exécute pendant qu’il s’apprête à mettre en marche la musique. Il ne la quitte pas des yeux.

Tout deux assis, les premières notes retentissent. Elle est émue. Il sait qu’il a fait le bon choix sans même vérifier ce futile bout de papier. Il se lève, leurs regards se croisent à nouveau. Cette fois, ils ne se quittent plus. Il tend sa main. Elle se lève à son tour. Ils se rejoignent et pendant trois minutes : le silence, c’est comme si leur chanson ne jouait plus. Ils sont seuls au monde.

Texte écrit le 21 juillet 2006.

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mercredi 16 juillet 2008

Gui



Baiser sucré
Câlin malin
Bisou tout chou

Baiser volé
Câlin coquin
Bisou dans le cou

Baiser gourmet
Câlin pralin
Bisou de goût

Baiser sur le nez
Câlin sur la main
Bisou partout

Baiser d'été
Câlin divin
Bisou tabou

Baiser d'éternité
Câlin sans fin
Bisou jusqu'au bout

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mardi 15 juillet 2008

Fête nationale française

On reprend les mêmes et on recommence : défilé le matin, petite marche pour rentrer à la maison, et feux d'artifice le soir.
A un détail près : cette année, pas de nuit blanche la veille, ni de glace Amorino l'après-midi, je me suis contentée des feux d'artifice vus du quai Louis Blériot, non loin du pont Garigliano, loin de la foule du Trocadéro où ils étaient tirés. Du coup, pas de vidéo, étant placée sur le mauvais quai.
Au moins je suis avertie pour l'an prochain.

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dimanche 13 juillet 2008

Festival Musiques et jardins

Dans le cadre du festival musiques et jardins, Danyel Waro nous offrait du maloya : première fois que je le voyais d'aussi près, cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu ces sonorités, sous un soleil magnifique, c'était bien sympathique.

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La route des glaces

Le soleil était au rendez-vous, ouf! On a eu chaud, étant donné la veille pluvieuse que l'on a eue.
Plus de 3h de marche dans Paris sur la route des glaces, un parcours tout tracé pour une après-midi gourmande.
Mes heures de natation méritaient bien ce petit plaisir, résultat des courses : un sorbet Poire au Bac à glaces, une glace Martinique chez Martine Lambert, un sorbet litchi-rose chez Chapon, un sorbet ananas de chez Berthillon.


Le bac à glaces
109 rue du Bac
75007 Paris
Métro Sèvre-Babylone

Martine Lambert
192, rue de Grenelle  39 rue Cler
75007 Paris
01 45 51 25 30
Métro Ecole militaire, Tour Maubourg

Chapon, chocolatier-glacier
69 rue du Bac
75007 Paris
01 42 22 95 98
Métro Sèvre-Babylone

Berthillon
29-31 rue saint Louis en l'ile
75004 Paris
Métro Pont Marie, Saint-Paul
Bus 86, 87, 63, 67, 24

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samedi 12 juillet 2008

[Ciné] Souvenir - 천년학

 Synopsis :

Un chanteur traditionnel coréen recueille deux orphelins en bas âge, Song-hua et Dong-ho. Parcourant avec eux les routes du pays, il leur enseigne avec rigueur et sévérité le chant et le tambour traditionnel. Épuisé par les exigences de son père adoptif, Dong-ho, devenu adolescent, s’enfuit, laissant derrière lui les rêves de gloire et sa demi-soeur dont il est secrètement amoureux. Dong-ho, adulte, ne cessera de courir après son passé et de rechercher sa soeur devenue aveugle... 

Le 100e film d’Im Kwon-taek, qui met en scène des musiciens de Pansori, l’opéra traditionnel coréen, est d’une douloureuse beauté. Mélodrame bouleversant, histoire d’amour impossible, il est porté par de grands acteurs, une photographie teintée d’une sourde mélancolie et une musique poignante. Sa narration, enchâssant les incursions dans le passé, laisse affleurer lentement les secrets enfouis et éclore une émotion longtemps contenue. Un chef-d’oeuvre incontestable.

Dernier film que je vois à l'occasion de mon premier festival Paris Cinéma. J'espère que ce ne sera pas le dernier.
Centième film de Im Kwon-Taek, il s'agit là de "la suite" de La chanteuse de pansori, puisque le film reprend les mêmes personnages.
Le premier volet mettait l'accent sur la pauvreté et la vie misérable que mène un chanteur de pansori, il était surtout axé sur la chanteuse je trouve.
Cette fois-ci, c'est davantage à travers le point de vue de Dong-Ho, le frère de la chanteuse, que le film est vécu : il se souvient.

Souvenir est donc une série de flash-backs qui, je l'avoue, nous mettent parfois en déroute si on n'a plus La chanteuse de pansori en tête comme point de repère.
Là encore : de magnifiques paysages, une bande-son très belle, je l'ai préférée à celle du premier volet et bien évidemment, des interprétations très justes et pleines d'émotions.
On sent ici que Im Kwon-Taek maîtrise tout son art.


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I will survive

Vendredi 11 juillet, 23h...
Je vais me coucher.
Samedi 12 juillet, 6h...
Réveil.
J'ai eu un peu de mal à m'endormir, j'ai perdu l'habitude de me coucher avant minuit, c'est sans doute cela.
Samedi 12 juillet, 10h50
La torture pileuse commence, mais au moins, j'aurai de jolies gambettes toutes douces à faire envier cet après-midi.
Samedi 12 juillet, 15h18
Je reçois un sms de ma cousine qui me propose d'aller en boîte ce soir.
Samedi 12 juillet, 18h
Je suis en route pour le ciné...En métro cette fois. Ouf ! Mes pieds sont un peu soulagés, après 4h de sollicitations, mais ils ne se plaignent pas car mon estomac lui, est plus qu'heureux.
Samedi 12 juillet, 18h45
Je suis installée dans la salle de ciné, tout au bout de la rangée, c'est plus pratique pour sortir sans déranger qui que ce soit. Deux minutes que je viens de poser mes fesses et qui vois-je, à cinq mètres de moi, en train de froncer les sourcils, cherchant une place dans la salle à moitié pleine? Je ne suis pas du tout étonnée de le voir. Que faire? L'appeler? Faire mine de ne pas l'avoir vu?
Samedi 12 juillet, 21h22
Ca y est, je suis seule dans le métro, je peux appeler ma cousine au sujet de la boîte de ce soir, mais je préfère attendre d'être arrivée à ma station, pour éviter le bruit.
Je monte les marches pour sortir du métro, le téléphone à la main, je jette un oeil à ma montre : que faire?
Les pour :
- C'est assez tentant, ça fait longtemps que je ne me suis pas défoulée sur le dancefloor, et puis ça me déculpabilisera d'avoir englouti toutes ces calories cet après-midi, qui sait?
- Je serai avec des personnes que je connais, entre filles, ça peut être sympa.
- Je ne suis toujours pas allée en boîte depuis le 1er janvier, c'est une occasion de tester...les odeurs.
Les contres :
- Tant que je n'ai pas appelé ma cousine pour savoir qui y sera, je suis loin d'avoir la certitude qu'il s'agisse bien d'une soirée entre filles célibataires.
- Ma cousine a souvent tendance à se souvenir de moi en tant que bouche-trou, alors il ne faut pas que je m'enthousiasme plus que de raison pour autant.
- J'ai vraiment mal aux pieds et ce serait vraiment du masochisme que de les faire subir une nuit blanche sur des talons à devoir supporter une nana en manque de fraîcheur et qui tire la tronche parce qu'ils lui font terriblement mal. D'ici peu, il sera 22h bien avant que je m'en rende compte et je vais devoir me préparer à la vitesse grand V et je préfère prendre mon temps pour me faire toute belle.
Samedi 12 juillet, 21h24
J'envoie finalement un sms à ma cousine.
Samedi 12 juillet, 21h30
Je suis rentrée, après toute une après-midi à marcher et à s'empifrer de glaces. :P Je suis faible, j'ai craqué. Mais c'était trop bon. Et puis maintenant, j'ai des adresses de glaciers pour mes prochains rendez-vous en tête à tête, si si, il y en aura, assurément. Pourquoi n'y en aurait-il pas?
J'ai mal aux pieds et un peu froid, malgré mon gilet. Quelle idée aussi de mettre une robe avec ce vent ?!
Quoiqu'il en soit, le soleil était de la partie, même s'il jouait à cache-cache avec les nuages, pas de pluie, c'est l'essentiel.
Je vais encore me répéter : j'ai mal aux pieds...Alala...Je me surprends à avoir certaines pensées et je me demande pourquoi ça me surprend autant : qu'est-ce que c'est bien n'empêche de rentrer et d'avoir des mains douces qui vous massent les pieds après un rude traitement durant tout l'après-midi, des mains qui vous prennent par la taille et qui....Stop! Faut que je cesse ces pensées : tout ça ma grande, c'est que du rêve, vis dans le présent parce que ce soir, les seules mains qui vont masser tes pieds, ce sont les tiennes.
Le frigo est loin d'être vide, j'avais prévu mon coup et il y a de quoi dîner, il suffit juste de le réchauffer : un reste de coquillettes au jambon et des germes de soja à la vapeur, c'est d'ailleurs en train de se réchauffer tout doucement là.
Bouh...Il faut que je sur-élève mes petons, j'ai les jambes lourdes là.
Samedi 12 juillet, 22h57
Ca y est, diné, douchée, démaquillée.
Je termine mes notes.

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jeudi 10 juillet 2008

Ca me titille

Etant abonnée au programme de fidélité d'une compagnie aérienne que je ne nommerai pas, on l'aura devinée facilement, je reçois donc leur newsletter assez régulièrement. Et ça me laisse perplexe.
- Si vous avez la curiosité de jeter un oeil sur les prix pour la Réunion durant la même période sur la même compagnie, vous avez vite fait le compte.
- On ne s'étonne plus que la Réunion soit inconnue ou si peu du moins des zoreils métropolitains : CQFD.
Alors je m'interroge, pourquoi des prix aussi élevés?
Certes, la distance est plus grande, on traverse l'équateur, c'est l'hiver austral dans l'hémisphère sud (oups, un pléonasme), mais voilà...Je ne sais pas.
Désir d'évasion ou pas, à ce prix là, mieux vaut se payer un dépaysement musical à quelques stations de métro, ça vaut largement le coup coût et si en plus le soleil est de la partie, que demander de plus?
Cette question des prix des billets d'avion a toujours fait débat sur l'île, petit bout de caillou insignifiant, oublié de tout, si loin, si loin de tout.
La chanson originale est chantée par Jacqueline Farreyrol, je n'ai malheureusement pas trouvé de vidéo de qualité correcte pour vous en faire part, alors on se contentera de celle-là.

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mercredi 9 juillet 2008

Cher journal (2)

Cher Journal,

Je n'avais pas l'envie particulière de t'écrire ce soir, mais je suis plutôt inspirée, j'ai le sentiment d'avoir les idées suffisamment claires pour pouvoir les mettre par écrit.

J'avais jusqu'à maintenant trop peur de me l'avouer à moi-même, mais comme on me le disait, j'ai besoin de quelqu'un qui veille sur moi et qui prenne soin de moi.
Je crois qu'une des raisons pour lesquelles je ne me l'étais pas avouée est que je ne veux être dépendante de personne, je l'ai été pendant trop longtemps et ça n'a mené à rien, à si peu du moins.

J'ai sans doute besoin que quelqu'un prenne soin de moi, mais j'ai avant tout besoin de prendre soin de moi même et laisser cette tache à quelqu'un y contribue, je le sais, mais je n'y arrive pas pour le moment.
Je n'ai pas envie de laisser quelqu'un prendre ce rôle parce que je n'ai pas envie à nouveau de commettre les mêmes erreurs, parce que je ne me sens pas suffisamment forte pour à nouveau affronter tout ça : ma jalousie, ma possessivité, mon besoin constant d'être rassurée sur moi et sur le "nous". J'en étais totalement dépendante et je me suis dit : "Plus jamais ça!". Plus jamais je ne serais autant dépendante de quelqu'un. Je ne veux plus vivre à travers qui que ce soit. Ca m'a détruit et la reconstruction, bien que longue et pénible, mérite bien évidemment que je m'y attarde.

Je sais pertinemment que si je ne me lance pas, je ne saurais jamais. Je sais que si je ne prends pas de risque, je ne peux savoir si ça va échouer ou réussir. Je sais également qu'il ne sert à rien d'anticiper ce qui ne peut l'être : rien ni personne ne me dit que je deviendrai dépendante de la personne qui prendra soin de moi, certes, mais c'est la crainte de cette dépendance qui m'empêche de prendre ce risque, qui, probablement, me fait et m'a fait perdre des opportunités. Les opportunités, je ne les saisis même plus. Je ne sais même plus comment les saisir. Je ne sais même pas comment en déceler une lorsqu'elle est sous mes yeux, je suis si myope, aveuglée par ma peur. J'apprends à l'apprivoiser, à en faire une force pour qu'enfin elle fasse disparaître ce voile que j'ai devant moi, cela nécessite de la patience, de la persévérance et des efforts.

Pour la première fois depuis que je me suis décidée à rendre publiques mes pensées, je ressens moins le besoin de les partager ici.
Je n'ai peut-être tout simplement plus envie qu'on lise certaines de mes pensées les plus secrètes?
Je trouve que c'est un pas de plus. J'avais entamé cette démarche en pensant "guérir" un peu plus, c'est le cas, et je me sens mieux avec certaines de mes pensées, voilà sans doute la raison pour laquelle je ne ressens plus l'envie de les livrer ici.
Je crois aussi qu'avec le temps, j'ai appris à mieux maîtriser la solitude et par là même je me déleste de ce recours à l'écriture comme besoin de défouloir, d'appel à la compassion et à l'aide.
Aujourd'hui, je me sens moins seule aussi, c'est peut-être ça?

Bien sûr, je sais que rien n'est acquis et qu'on peut perdre ce qu'on a du jour au lendemain, mais ce que l'on a, l'a-ton vraiment? Se dire qu'on l'a, n'est-ce pas une manière de se rassurer sur cette possession? Une manière de se convaincre que justement, on l'a?

Auparavant, malgré le fait de me sentir pathétique, je publiais, pour, in fine, me sentir moins pathétique.
Aujourd'hui, je ne ressens plus les choses ainsi, je suis ce que je suis. Qu'on me trouve pathétique ou pas, qu'importe. Aussi, peut-être que je me sentais comme tel parce que je me disais que les autres penseraient ainsi à mon sujet?
Il faut réellement me connaître pour avoir la certitude que je le suis ou pas.

C'est donc une page qui se tourne ici mon cher Journal, t'écrire comme je le faisais auparavant ne me manquera pas. Je prendrai désormais ma plume pour écrire sur autre chose et de manière différente, sans doute de manière plus posée.


A bientôt mon cher Journal,


绮芬.

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mardi 8 juillet 2008

[Ciné] Le chien jaune de Mongolie

Le synopsis.

La bande-annonce parle d'elle même : paysages et musique magnifiques, traditions, croyances, un dépaysement à quelques stations de métro.
Un incontournable.



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lundi 7 juillet 2008

[Ciné] Le soleil se lève aussi - 太陽照常升起

Synopsis :

En 1976, dans le Sud de la Chine, une jeune veuve élève seule son fils. À la mort de son mari, elle perd la raison et se réveille un matin en cherchant des chaussons rouges en forme de poissons. Son fils passe son temps à la surveiller, alors qu’elle grimpe à un arbre pour hurler ou qu’elle construit un mystérieux abri en pierres... Un jour, le professeur Tang arrive au village et entreprend sa rééducation. 

Ce troisième long métrage de Jiang Wen est un conte de fées magique, exubérant et enchanté. Au fil d’une narration endiablée, il offre une symphonie de couleurs, de textures, de sons, portée par la musique de Joe Hisaishi et nous emmène sur les traces de plusieurs personnages aux destins entremêlés. Pour son retour derrière la caméra, après Les Démons à ma porte et plusieurs années d’interdiction de tourner, Jiang Wen livre une oeuvre audacieuse et poétique dont la mise en scène, enchâssant plusieurs temporalités offre un final flamboyant.

En Chine, Jiang Wen est un acteur connu, il réalise là son troisième film et y joue également. Avec les démons à ma porte, il reçoit le Grand prix du jury au festival de Cannes en 2000.
Adapté d'une nouvelle de Ye Mi Guo Shixing intitulée Velvet, le lien avec le soleil est difficile à faire, il faut voir le film pour le repérer et sans doute lire la nouvelle pour mieux s'en saisir.

Quoiqu'il en soit : très beau film, avec de la poésie, des paysages magnifiques, des digressions à nous chambouler l'esprit, des symboles, une jolie bande-son, je ne suis pas certaine de l'avoir bien compris, en particulier sur le plan historique. Alala, il faut que je me décide à ré-ouvrir mon bouquin d'histoire de la Chine.
Ah! Une dernière chose : on comprend le titre du film uniquement à la fin, alors je n'en dirai pas plus.

Bande-annonce sur le site officiel du film.

Un article de Courrier international sur le film.

Sortie du film dans nos salles prévue le 13 août 2008.

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[Ciné] Impression de montagne et d'eau et autres histoires… - 山水情

Je ne connaissais pas du tout l'animation chinoise et le festival Paris cinéma m'a donc donné l'occasion de l'aborder.
Tout simplement magnifique ! 
La salle était à peine remplie et les enfants qui y étaient ont l'air d'avoir apprécié, à un tel point que certains ont trouvé cela trop court. :P

Présentation :

Ce programme collectif est un recueil de quatre chefs-d’oeuvre de l’animation chinoise. Sans paroles, ce film propose un voyage initiatique dans le monde secret de la peinture chinoise. En Chine, l’art pictural inclut également la calligraphie et la poésie : trois formes d’expression pour une culture centrée sur la relation harmonieuse de l’homme avec la nature.

Les Singes qui veulent attraper la lune
Des singes sont prêts à tout pour décrocher la lune, qu’elle soit dans le ciel ou même au fond d’un puits. Ce film poétique est adapté du folklore chinois.

L’épouvantail
Un pêcheur construit un épouvantail pour se protéger de la gourmandise des oiseaux qui essaient de lui voler ses poissons...

Impression de montagne et d'eau
L’amitié entre un vieux musicien et un jeune pêcheur qui lui a porté secours. Ce court utilise la technique inédite à l’époque du « lavis animé à l’encre de Chine ».

La Mante religieuse
Une fable chinoise traditionnelle dans laquelle une mante religieuse vorace est bien déterminée à croquer une insouciante cigale, également convoitée par une zibeline... Qui mangera qui?

On en parle beaucoup mieux que moi ici.

Un extrait :

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dimanche 6 juillet 2008

Un mot dit, six non-dits


Première nuit
Premier merci

Première grasse
Première glace

Premier croissant
Premier sentiment

Premier réveil
Premier soleil

Premier pigeon
Première attention

Premier mot dit
Premier non-dit

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[Ciné] Une famille chinoise - In love we trust - 左右

Synopsis :

Divorcés depuis plusieurs années, Mei Zhu et Xiao Lu se sont remariés chacun de leur côté. Leur seul lien est désormais leur petite fille Hehe qui tombe gravement malade. Les médecins diagnostiquent une leucémie et leur apprennent que seule une greffe provenant d’un enfant des deux mêmes parents pourrait être compatible. Avec leurs nouveaux conjoints, Lao Xie, un homme doux et discret, et Dong Fan qui souhaite un enfant, ils tentent de faire face à ce choixdifficile. Avec son décor urbain anonyme, un récit au canevas simple et un quatuor d’acteurs impressionnants, le film de Wang Xiaoshuai, cinéaste très controversé dans son pays, porte un regard documentaire authentique sur la Chine des classes moyennes d’aujourd’hui, tout en atteignant l’universalité d’une bouleversante histoire d’amour. Le cinéaste, souvent comparé aux néoréalistes italiens, fait le choix du dépouillement et de la sobriété en abordant son sujet de manière très frontale, sans sentimentalisme aucun, mais avec une profonde force d’émotion.
Ce film a obtenu un Ours d'Argent du Meilleur Scénario lors de la Berlinale 2008

Tourné en 55 jours, ce huitième film de 王小帅 (Wang Xiaoshuai) est un film qui vaut le coup d'oeil. Au premier abord, et l'affiche pourrait le laisser penser, il s'agirait d'un film d'amour, mielleux à souhait et le titre international "In love we trust" malheureusement, pourrait le laisser entendre. Mais pas du tout. Il s'agit là d'un film sur l'amour maternel, l'amour familial, si cher aux chinois.Comment continuer à vivre lorsqu'on est sur le point de perdre son enfant?
En trompant son conjoint? Celui qui veut la réponse ira voir ce film qui dépeint le pragmatisme chinois et nous rappelle que nous sommes avant tout humains : agir pour son propre bien, de manière égoïste, ressentir les sentiments les plus simples et primaires comme la jalousie, l'envie, la colère, la culpabilité et bien d'autres encore.
Pour faire un choix, une alternative : 左 ou 右, on s'aperçoit que rien n'est tout noir ou tout blanc, que pour parvenir à son objectif, on laisse derrière soi des destins, on choisit 左 ou 右, mais ce n'est qu'après coup qu'on se rend compte que l'on n'avait ni choisit 左, ni 右, mais quelque chose qui s'apparente à une combinaison des deux savamment dosés, une alchimie telle que tout se tient, comme s'il ne pouvait en être autrement.
Allez voir ce film et mes mots seront peut-être plus parlant. Sortie dans nos salles prévue pour le 26 novembre 2008. Par le réalisateur de Beijing bicycle.


On en parle aussi ici :
In love we trust : une famille d'aujourd'hui.

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samedi 5 juillet 2008

[Ciné] 밤과 낮 - Night and day - Nuit et jour


Le dernier 홍상수 (HONG Sang-Soo), très attendu, sortie prévue le 23 juillet 2008. 
Synopsis :

Dénoncé après avoir fumé de la marijuana, Sung-nam, un peintre coréen, quitte son pays pour échapper à une arrestation et laisse sa femme seule à Séoul. Il atterrit à Paris en plein mois d’août et trouve refuge dans une pension de famille. Lors de ses balades dans la capitale quasi-déserte, sans un seul mot de français à son vocabulaire, il croise de jeunes et jolies Coréennes comme Min-sun, une ex-petite amie et flirte avec Hyun-ju, une mystérieuse étudiante en art. Night and Day, aux allures de journal intime, égrène les scènes comme le temps qui passe, au fil des rues et des terrasses de café. 
Au rythme de son héros, Sung-nam, Don Juan lunaire et loufoque, le film oscille entre une légèreté rohmérienne et une cruauté qui prend toute sa force à son retour en Corée où l’attend sa femme éplorée. Porté par une poésie triviale, tendre et burlesque, Night and Day est une oeuvre complexe, teintée de cynisme et de naïveté.
Compétition officielle, Festival de Berlin, 2008. 

2h25, c'est long.Trop peut-être. Une chose est sûre, le réalisateur aime Paris et moi aussi, alors je ne me suis pas lassée malgré la longueur.
Nuit et jour, c'est le yin et le yang, l'un n'existe pas sans l'autre, c'est le chaud et le froid, s'opposant et se complétant, c'est le changement brutal de l'un à l'autre, deux visages qui tour à tour se font face et s'éloignent l'un de l'autre, c'est l'anguille sous la roche, c'est l'insoupçonné et l'insoupçonnable.
Je retrouve ici : le mal du pays, cette foutue distance qui nous est bénéfique et maléfique à la fois, et tout ce qu'elle implique, les non-dits, les incompréhensions, les mensonges par omission et les faits cachés, dissimulés. Deux visages d'un même objet : nuit et jour.

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[Ciné] Vénus beauté institut

L'histoire d'Angèle, une femme indépendante, qui prend soin d'elle, qui ne croit plus en l'amour, qui, malgré le fait de travailler dans le monde des artifices et de l'esthétique, sait faire la part des choses entre apparences et sincérité des émotions/sentiments. 
Une histoire d'amour sans doute trop mielleuse aux yeux de certains, un conte de fée moderne dans Paris, une histoire que beaucoup d'étrangères de femmes aimeraient vivre sans doute : histoire impossible, qui n'arrive toujours qu'aux autres, jamais à soi. 
Film césarisé, j'ai adoré la petite sonnette ajoutée par dessus la bande qui marque l'entrée de chaque personnage dans l'institut, on s'y croyait. Je ne suis pas certaine d'avoir bien saisi les raisons pour lesquelles Angèle ne croit plus en l'amour, mais qu'importe, libre à chacun d'en interpréter les raisons en voyant les images, c'est aussi, je pense, ce qui fait la beauté du film. 
Alors oui, je vais au cinéma voir des films sortis il y a des années de cela, et non, je n'ai pas à me justifier sur cet acte, non je ne les regarde pas toujours en DVD, non je ne les télécharge pas. Et NON! Je ne télécharge pas de films en prévision de sortie pour avoir l'exclusivité de les voir avant tout le monde.

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vendredi 4 juillet 2008

[Ciné] Tokyo !

Film de la sélection officielle du festival de Cannes 2008 -"Un Certain Regard ", cet hommage à Tokyo par des réalisateurs non tokyoïtes nous en donne un éclairage et un point de vue singulier. Tokyo est un personnage en part entière : ville cosmopolite, où tout va vite, plus vite qu'on ne le pense sans doute, remplie de paradoxes, de bizarreries, de ses séismes et de ses habitants attachants.
Ma partie préférée a été celle du réalisateur coréen : beaucoup de poésie, moins de violence, de jolies métaphores nous rappelant le yin et le yang, et une histoire plus touchante que les autres.
Sortie dans nos salles prévue pour le 15 octobre 2008. Et là, y'a-t-il quelqu'un pour se vanter de l'avoir téléchargé sur l'internet chinois?

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Letchi sans noyau

Rare, donc cher, pas aussi goûteux que ceux de la Réunion, mais très sucré, à ma grande surprise.
Merci Cos pour la dégustation.

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jeudi 3 juillet 2008

Mes baozi - épisode 4

Le quatrième essai est apparemment le bon : la pâte est blanche, aérée, pas compacte, elle est facilement maniable et ne colle pas aux doigts. Je me demande encore comment j'ai pu les réussir. Quels bonheur et satisfaction j'ai pu ressentir en les ayant terminés et en les voyant encore tout chaud. J'en suis encore toute contente, même deux jours après. Je ne me souviens plus de la dernière fois où j'étais aussi fière de moi, aussi heureuse de moi même, d'avoir fait quelque chose dont je suis réellement fière, même si ce ne sont que de simples baozi. La recette gagnante est bien celle du coeur, celle qu'on demande à sa maman, et ce n'est certainement pas ici que je dévoilerai les secrets de ces baozi. Dommage que personne d'autre que moi ne les a goûtés (qu'est-ce que je suis sadique hein!!).Je me contenterai donc de quelques photos.
La pâte une fois levée
Des ingrédients de la farce : carotte, jaune d'oeuf, champignon shitaké, brèdes chouchou, le tout cuit à la vapeur
Pâte levée et légumes dans leur panier vapeur
Le saumon qui a mariné dans sa sauce
baozi sucrés cuits, ils sont bien blancs
baozi (coupé en deux) sucré, à la pâte de haricots de la maman de Catherine (merci Catherine !)
baozi (coupé en deux) au saumon et légumes
baozi sucrés à gauche et baozi au saumon à droite

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mercredi 2 juillet 2008

Variations de saumon

Du saumon, cuisiné à la manière asiatique, de trois façons différentes : à la japonaise, à la coréenne et à la chinoise.

Je me suis basée sur des recettes que j'ai adaptées à "ma sauce".Seule la chinoise est originale, puisqu'il s'agit d'un compromis entre celle de ma maman et de moi même.
Saumon à la japonaise, brèdes chouchou et riz japonais
Saumon à la coréenne : cuit à la vapeur avec ses lamelles de gingembre, pommes de terre épicées, kimchi, concombre et pousses de soja au sésame

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mardi 1 juillet 2008

Rendez-vous de juillet




Le festival Paris cinéma et sa sélection de films asiatiques.








Galerie Kiron
10, rue la Vacquerie
75011 Paris
01 44 64 11 50
Du mardi au samedi, de 14 h à 19h.

Métro Voltaire ou Philippe Auguste

Galerie Thaddaeus Ropac
7 Rue Debelleyme
75003 Paris
01 42 72 99 00
Du mardi au samedi, de 10h à 19h.

Métro Saint-Sébatien Froissart

  • Les oeuvres récentes de Lee Bae jusqu'au 18 juillet 2008 à la galerie rx.
Galerie RX
6, avenue Delcassé
75008 Paris
01 45 63 18 78
Du mardi au samedi, de 12h à 19h.

Métro Miromesnil

  • Wang Yan Cheng à la Galerie Patrice Trigano jusqu'au 15 juillet 2008.
Galerie Patrice Trigano
4 Bis rue des Beaux-Arts
75006 Paris
01 46 34 15 01
Du mardi au samedi, 10h-13h et 14h30-18h30

Métro Pont Neuf ou St-Germain-des-Près

Musée national des Arts asiatiques-Guimet
6, place d’Iéna
75016 Paris
Tous les jours sauf le mardi, de 10 h 00 à 18 h 00


Métro Iéna
Bus 63, 82, 32, 22, 30

  • Lin Tian Mao à la JGM. Galerie, jusqu'au 19 juillet 2008.
JGM. Galerie
79 rue du Temple
75003 Paris
Du lundi au vendredi, de 10h à 19h
Le samedi, de 11h à 19h

Métro Rambuteau

  • Peintures récentes de Chung Sang-Hwa à la galerie Jean Fournier jusqu'au 19 juillet 2008.
Galerie Jean Fournier
22, rue du Bac
75007 Paris
01 42 97 44 00
Du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30

Métro Rue du bac

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