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dimanche 30 mars 2008

[Resto] La brouette


Conseillé par Shiyan, ce restaurant de spécialités pierrades et fondue bourguignonne à volonté était de mise avec ces températures automnales ne dépassant pas 10°.
Je me suis contentée d'une assiette et c'était suffisant, la personne qui m'accompagnait n'aurait pas apprécié de me regarder m'empiffrer comme une cochonne (oui, c'est le mot!). Et puis la soirée aurait été bien courte si j'avais écouté mon estomac, d'autant plus que mes efforts à la piscine pour faire aplatir ma bouée n'ont pas l'intention d'être vains.
Pour environ 21€ vous avez de quoi vous goinfrer avec pierrades et fondue, comptez 25-30€ pour un repas à la carte avec boissons/dessert.
Je testerai une autre fois les autres spécialités...Qui sait?
Un lieu où se sustenter entre amis plutôt, mes oreilles garderont un "bon" souvenir de Dorothée.

La Brouette
39/41 rue Descartes
75005 Paris
Tél : 01 43 25 41 10 / 01 40 46 82 20
Métro Place Monge ou Cardinal Lemoine

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mercredi 19 mars 2008

Rendez-vous parisiens de mars

Quelques événements pour les gourmands demain jeudi 20 mars 2008 :

- Jour du macaron, si en plus c'est pour la bonne cause, ce n'est pas demain la veille que je dirai au revoir à ma bouée gastrique...
- Journée sans viande : d'autres suggestions de restaurants végétariens?

A venir également :

- Le jour du free smile, on connaissait le free hugs, voici un mouvement lancé à l'initiative des membres de OVS Paris, pour fêter l'arrivée du printemps.
- Bataille mondiale d'oreillers le 22 mars, à 18h07 très précisément, rendez-vous ici.
- Le salon du modélisme du 22 au 30 mars au Bourget.

Journée du macaron à Paris et en île-de-France - pâtisseries participant à l'opération :

Paris (75)

Laurent Duchêne
2, rue Wurtz - 13e ardt- Tel : 01 45 65 00 77

Pierre Hermé
72, rue Bonaparte - 6e ardt - Tel : 01 43 54 47 77
185, rue de Vaugirard - 15e ardt - Tel : 01 47 83 89 96

Jean-Paul Hévin
23 bis, av de la Motte Picquet - 7e ardt - Tel : 01 45 51 77 48
231, rue St Honoré - 1er ardt - Tel : 01 55 35 35 96

Arnaud Larher
53, rue Caulaincourt - 18e ardt - Tel : 01 42 57 68 08

Seine-et-Marne (77)
Frédéric Cassel
71-73, rue Grande - Fontainebleau - Tel : 01 64 22 29 59

Yvelines (78)
Grandin (Michel Pottier)
13, rue au Pain - St Germain-en-Laye - Tel : 01 34 51 00 56

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jeudi 13 mars 2008

Autour du blog

Une histoire de dingue! Mais à bien y réfléchir, elle n'est pas si folle que cela. L'ouvrage sera en vente à Paris le 20 mars.

J'avais envisagé depuis quelques jours de publier une note sur la part d'auto-censure que l'on utilise consciemment ou pas lorsqu'on décide d'entrer dans la blogosphère. Et ce qui est arrivé à Catherine Sanderson m'en donne, à juste titre, l'occasion.

Lors de la nuage des filles party #1 j'ai un peu papoté avec une maman qui nous a clairement confié qu'elle ne se donnait aucune limite dans ce qu'elle racontait. C'est d'ailleurs moi qui avais abordé le sujet il me semble. J'avoue que sa réponse m'a (nous a?) quelque peu interloquée, parce que selon moi, qu'on le veuille ou non, on s'auto-censure, même si le regard des autres, leurs jugements, leurs écrits nous passent au-dessus. Certes, lorsqu'on est diariste, le but n'est pas d'écrire pour plaire aux autres et en ce qui me concerne, j'écris avant tout pour moi, mais je ne pense pas que l'on puisse tout dire :
- Si on disait tout, on passerait sa vie à écrire et publier des notes, or personne ne passe tout son temps à entretenir son blog.
- Si on disait tout, où serait alors la part de mystère qui suscite chez le lecteur l'envie de continuer à nous lire?
Si on ne se donne aucune limite, le blog part dans tous les sens, au risque de n'intéresser personne finalement. Il paraît évident de se définir une ligne éditoriale, de cadrer les thèmes et sujets que l'on désire aborder. Donc de s'auto-censurer.

Parfois on aimerait parler de choses qu'on garde pour soi, on aimerait partager ce qu'on n'ose pas dire, l'anonymat d'internet aide beaucoup, mais on s'aperçoit que la frontière vie privée/vie publique est très fragile et si facilement franchie. Alors on continue de se taire, on préfère garder pour soi ce qu'on pensait dévoiler au grand jour.
Et là on se demande en fin de compte si le blog remplit toujours son but, s'il a toujours un sens et l'envie de publier disparaît.

En plus du blog en lui-même, peut-être est-ce davantage cathartique d'écrire un journal intime comme au bon vieux temps, avec stylo et petit cahier?
Peut-être faut-il passer à la vitesse supérieure, et se confier à quelqu'un de compétent qui nous refilera des petites pilules pour nous calmer et qui feront de nous des drogués à durée indéterminée?
Peut-être faut-il tout simplement cesser de publier et laisser le blog se mourir de lui-même?
Peut-être ne vaut-il mieux pas se décider à en créer un?
Que de questions pour si peu...Si peu.

Chacun a ses motivations en se décidant à écrire mais tout le monde ignore dans quoi il se lance, c'est à la fois palpitant et risqué et c'est parfois ce qui nous amène à nous lancer.

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samedi 8 mars 2008

[Ciné] 落叶归根 - Getting home

Road movie à la chinoise (ça a du sens ce que je viens d'écrire?), 落叶归根 nous raconte l'histoire de Zhao, un ouvrier qui décide de ramener le corps de son ami auprès des siens, dans sa province natale.
Ce tableau morbide paraît bien noir, mais il n'en est rien. Le réalisateur 张扬 (ZHANG Yang) nous livre ici la vision que les chinois ont de la mort, du sens de l'honneur, de la loyauté et de l'amitié, ainsi qu'un magnifique aperçu du pays que notre héros parcourt de Shenzhen dans le sud-est, à Chongqing ville au centre de la Chine.

Le titre de cette comédie est un 成语 chéngyǔ que l'un des bandits - qui attaque le bus dans lequel Zhao est - utilise pour illustrer la situation dans laquelle notre candide héros est. J'ai préféré ne pas tenter d'en trouver une traduction car elle serait inexacte tant le chinois est parfois difficile à traduire : en dehors des chinois eux-mêmes, seuls les sinisants peuvent en saisir le vrai sens je pense.

Durant son périple, Zhao fera des rencontres toutes différentes : un jeune homme qui a pour rêve d'aller jusqu'au Tibet, à vélo, un camionneur victime d'une peine de coeur, une famille qui élève des abeilles, une coiffeuse de petite ville paisible, d'autres chinois qui lui viendront en aide ou pas. Aussi différent d'eux puisse-t-il être, Zhao trouvera en chacun des points communs et malgré son épuisement, son découragement, ce sont ces rencontres improbables qui lui redonneront confiance en sa mission de hors-la-loi.
On s'aperçoit à quel point la société chinoise est variée et peut être tout et son contraire : généreuse et malhonnête, bienveillante et perfide, sincère et faussaire.

Au-delà de ce patchwork de personnalités, c'est avant tout la quête, le dépassement et l'accomplissement de soi que ce film laisse transparaître. Chacun, à sa manière, suit son petit bonhomme de chemin, les chemins se croisent et se partagent le temps de quelques kilomètres. Chaque individualité, pour ne pas dire individualisme se rejoint pour un temps et se sépare le temps venu, à l'image des rencontres que l'on fait, aussi éphémères soient-elles. Là encore, les chinois nous apparaissent cruellement individualistes, mais peuvent aussi s'avérer être un peuple qui sait partager.

Et puisque le thème de cette deuxième édition du festival itinérant du cinéma chinois était : "La Chine : de la tradition à la modernité", il est logique que je conclue cette note en faisant le lien entre les deux films que j'ai vus et celui-ci.

Dans 落叶归根 - Getting home, la tradition est représentée par les paysages, les gens que Zhao rencontre durant son voyage, la morale de l'histoire illustrée par le 成语 chéngyǔ éponyme et les valeurs que celui-ci dégage, la modernité est celle qui nous ramène à la réalité, à savoir le changement et les conséquences que la construction du plus long barrage au monde engendre.

Enfin dans 夜·上海 - 夜の上海 - The longest night in Shanghaï, malgré la modernité de Shanghaï, son essor industriel et technologique depuis ces vingt dernières années, la vision de l'amour des deux héros reste la vision traditionnelle des asiatiques, vision qui a juste su s'adapter à son temps, sans pour autant s'en trouver dénaturée : le changement sans la disparition, comme le Yin et le Yang en perpétuel mouvement.

Un article sur le film, en français
Un autre article, en anglais

La bande annonce en chinois sous-titrée chinois et anglais de 落叶归根 - Getting home




Article cité ici.

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jeudi 6 mars 2008

[Ciné] 夜·上海 - 夜の上海 - The longest night in Shanghai

Premier film que je vois à l'occasion du festival itinérant de cinéma chinois "Cap Chine".

Sorti en juin 2007, 夜·上海 - 夜の上海 - The longest night in Shanghai relate la rencontre improbable entre un japonais maquilleur/coiffeur et une chinoise garçon manqué chauffeur de taxi à Shanghaï.
Prix du jury au 14ème Beijing film festival, ce film sino-japonais de 张一白 (Zhang Yibai) est un conte moderne asiatique, beaucoup d'invraisemblances : comment peut-on oublier son téléphone portable et son portefeuille alors même qu'on est en pays étranger? comment ne peut-on pas penser dès le départ à demander aux âmes généreuses - que l'on a la chance de rencontrer sur notre chemin - de nous laisser appeler un de nos compagnons de voyage ?
Au fil de l'histoire, on s'aperçoit à quel point un homme peut être un enfant, incapable de s'occuper lui même des choses les plus basiques le concernant comme savoir le nom de l'hôtel où il reste durant son séjour : il délègue, et la société asiatique étant très machiste, c'est bien évidemment une femme qui s'occupe des moindres détails de sa vie. Sans le vouloir, l'héroïne de notre conte vient chambouler la vie de notre maquilleur avec beaucoup de folie et de peps, on se demande ce qui peut réunir ces deux personnages aux caractères totalement contraires.
A mes yeux, ce qui les réunira est leur vision de l'amour : nul besoin d'avoir vécu des années avec quelqu'un pour l'aimer, le temps d'une nuit suffit pour savoir que son propre destin est lié à celui d'une autre personne, aussi différente soit-elle, car c'est parfois dans la différence à l'autre que l'on trouve des points de convergence.
Malgré la barrière de la langue, ils réussissent à se faire comprendre et se comprennent. Cela nous rappelle à quel point le jeu de la séduction n'a pas de frontière linguistique et culturelle, il s'opère autrement que par les mots et le réalisateur l'a très bien retranscrit : regards, longues observations, silences.

Tout comme My blueberry nights auquel j'ai pensé en lisant le synopsis, la musique du film est un personnage à elle toute seule, elle apporte une touche occidentale au film qui nous rappelle à quel point une mégalopole comme Shanghaï est cosmopolite.
Ce film m'a bien évidemment donné encore plus envie de connaître Shanghaï, le réalisateur réussit à en faire un très beau tableau nocturne.
En somme, un film qui présente la vision de l'amour asiatique moderne : du rêve, de l'instant présent, de la tradition et une touche occidentale qui influence et pimente la vie des jeunes chinois d'aujourd'hui.
En prime, je vous laisse la bande-annonce en chinois (non sous-titrée, désolée) qui ravira les plus curieux, je l'espère.


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dimanche 2 mars 2008

Découvertes musicales

  • Petite Little deviendra grande, c'est tout le mal qu'on lui souhaite. Un premier album prévu au printemps. Une voix de petite coccinelle, des mélodies à la guitare, j'adore. Son myspace. Merci Yann pour cette découverte.

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samedi 1 mars 2008

Conférences, "Culture et civilisation coréennes"

Trois mois de conférences sur le cinéma, la musique, la littérature coréenne entre autre, tout un programme, à raison d'une conférence par semaine, les amoureux de la Corée seront servis.
"Les conférences sont données par les universitaires et autres spécialistes français et coréens, possédant une parfaite connaissance des sujets abordés. Elles permettront au public de mieux comprendre les différentes facettes de la Corée et de sa culture, souvent méconnue en France. Entrée libre." Source
Le programme :

5 mars : Histoire de la Corée
par André Fabre, professeur émérite de l’INALCO

12 mars : La musique traditionnelle coréenne
par Tran Quang Hai, ethnomusicologue du CREM/CNRS

19 mars : Les plus beaux fleurons de l’art coréen
par Pierre Cambon, conservateur en chef du patrimoine / Musée Guimet

26 mars : L’architecture confucéenne de la Corée d’autrefois
par Francis Macouin, conservateur en chef de la bibliothèque / Musée Guimet

2 avril : Ecriture et langue coréennes
par Martine Prost, directrice de l’Institut d’études coréennes / Collège de France

9 avril : Grammaire culturelle coréenne
par Cheong Soo-Bok, sociologue, journaliste et écrivain

16 avril : Le cinéma coréen à l’âge adulte
par Adrien Gombeaud, critique de cinéma

23 avril : Le théâtre coréen
par Choe Junho, directeur du Centre Culturel Coréen

30 avril : Traduire la littérature coréenne
Conférence présentée par trois équipes de co-traducteurs
Jeong Eun-Jin et Jacques Batilliot (roman) / No Mi-Sug et Alain Génetiot (poésie) / Han Yumi et Hervé Péjaudier (théâtre)

7 mai : Séoul, géochroniques d’une ville géante
par Valérie Gelézeau, géographe, maître de conférences à l’EHESS

14 mai : Les religions en Corée aujourd’hui
par Li Jin-Mieung, historien, professeur à l’Université Jean Moulin–Lyon 3

Centre culturel coréen
Conférences, "Culture et civilisation coréennes"
Du 5 mars au 14 mai 2008, chaque mercredi à 18h30

2, avenue d’Iéna 75116 Paris
Tel : 01 47 20 84 15 / 01 47 20 83 86
Métro : Iéna (ligne 9) , Trocadéro (ligne 6)

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