Cela faisait presque trois mois que je n'étais pas allée au cinéma. Trop de films que j'aurais voulu voir sont passés à la trappe et lorsque je me décide enfin à y remettre les pieds, ce n'est pas pour LE film de l'année que j'y vais, mais ce film est un bon divertissement pour les yeux de tout geek ou de manière plus générale, pour tout mec (J'ai laissé mes quelques impressions à l'écrit et on m'a (mot pour mot) posé la question : "Qifen, qu'est-ce que tu as fumé en allant le voir ce film?" Certes, c'est loin d'être un film d'auteur, mais ce fut alors l'occasion pour moi d'évoquer mon approche du cinéma lorsque je prends la peine de m'y déplacer : alors bien sûr qu'il s'agit d'un film de Michael Bay, réalisateur entre autre de Bad Boys et Armageddon, bien sûr qu'on en reçoit plein les yeux pendant tout le film, bien sûr qu'il faut aimer cet univers pour apprécier un tel film, mais au-delà d'un simple film "plaisir des yeux", j'essaie toujours de prendre du recul par rapport à la dose d'images que mon cerveau reçoit (oui, j'ai un cerveau!) et enregistre, quelles que soient ces images. Alors, voilà donc ce qu'il a pu m'évoquer ce film, au-delà des effets spéciaux à haute dose, du scénario fade et de ses effets sonores.
Parfois, on se retrouve mêlé à des choses ou à des événements de manière imprévue, et il faut se défendre, défendre sa vie, ses intérêts, et parmi ces "intérêts", il y a l'alliance (ou non) avec les autres protagonistes de l'affaire.
Après, justement, les alliances et/ou les confrontations se font en fonction de ces intérêts...de sa propre vision de la justice (je n'ai pas dit : Justice), ici il faut comprendre le mot justice dans son premier sens du terme, à savoir : loyauté.
Et puis, ce film, comme dans bon nombre de films de guerre, il peut faire évoquer tout ce qui est droit à l'altérité, tolérance envers la différence de l'autre, et acceptation de celle-ci etc.
Parfois, on ne se doute pas un instant à quel point on peut avoir des affinités avec quelqu'un de totalement différent, on reste sur nos préjugés, nos a priori, on ne va pas nécessairement vers l'autre, du coup, on rate certainement de belles choses.
Parfois, notre ennemi n'est pas celui qu'on croit.
