Un blog de fille sans sa note annuelle à propos de
Valentin, ça n'est pas un blog de fille. En presque quatre ans de blog, le sujet n'est apparu qu'
une fois et
une autre. La note n'était à l'origine pas prévue, mais l'envie et l'idée ont fait leur petit bonhomme de chemin.
A l'approche de la date fatidique, cogitant plus qu'à l'accoutumée, mon esprit s'est interrogé sur la notion de
vieille fille. Dans l'acception usuelle, une vieille fille désigne de manière péjorative, une femme d'un âge avancé n'ayant trouvé pantoufle de
vair à son pied
tout au plus, ayant des chats, définition désuète donc, puisque le mariage n'est désormais plus sacralisé.
Ainsi, une vieille fille, c'est ce qu'on a inventé pour pouvoir mieux cataloguer les gens, les juger, les rabaisser, se rassurer sur son propre sort, ou juste pour le plaisir de se moquer. Que l'on se rassure, personne ne m'a traitée de vieille fille. C'est la définition que tout le monde s'en fait qui m'a amené à réfléchir sur la mienne.
J'ai tous les "symptômes", clichés ou pas, qu'on peut imaginer de la vieille fille : aigreur, froideur, frigidité?, CDI (célibat à durée indéterminée), aimant regarder des comédies romantiques et autres mièvreries sauce tagada tout en se gavant de cochonneries achetées ou mitonnées pour entretenir boutons, bidon et durillons, qui sort peu, etc.
Pour autant, je ne me considère pas comme telle. Je suis juste....Qifen. Moi. Point barre.
Alors cher Valentin,
Ne m'en veux pas si je ne te célèbre pas en ce jour. La vieille fille célibataire endurcie que je suis maudit ton existence tout comme les Valentines maudiraient mes soirées à la Bridget Jones, mes coups d'un soir et mes longues périodes d'absence de torture épidermique au niveau du maillot entre autre.
Il fut un temps, certes très ancien, où je n'étais pas cette anti-St-Valentin convaincue et peut-être apprécierais-je à nouveau cette célébration commerciale un jour, mais quand on est seule, et donc, pas mal accompagnée, on est tout de même plus encline à l'être que lorsqu'on a son Valentin. Que les anti-St-Valentin amoureuses et aimées qui me lisent ne s'offusquent pas : certes, nous avons en commun le fait d'être anti-St-Valentin, mais mon aigreur ne me fera pas vous concéder que nous nous ressemblons. En effet, si nous possédons ce point en commun, il reste que ce n'est pas à moi que Valentin offrira son coeur demain.
Note rédigée le 13/02/2011, publiée le 13/02.